Intendance d'Alsace

administration et circonscription financière du royaume de France sous l'Ancien Régime From Wikipedia, the free encyclopedia

L'intendance d’Alsace est une administration et une circonscription financière du royaume de France sous l'Ancien Régime.

Capitale Brisach (-)
Strasbourg (-)
Voir aussi:

Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Administration fiscale:
- Intendance d'Alsace

Administration judiciaire:
- Conseil souverain d'Alsace

Administration militaire:
- Gouvernement d'Alsace

Administration ecclésiastique:
Province de Mayence :
- Diocèse de Strasbourg
Province de Besançon :
- Diocèse de Bâle

Les administrations en italique sont celles dont une partie du territoire se trouve dans la généralité, mais dont le siège ne s'y trouve pas
1639 Création
Faits en bref Statut, Capitale ...
Intendance d'Alsace


(150 ans)

Description de cette image, également commentée ci-après
Généralité d'Alsace dans le Royaume de France en 1789.
Informations générales
Statut Généralité
Capitale Brisach (-)
Strasbourg (-)
Voir aussi :

Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Administration fiscale:
- Intendance d'Alsace

Administration judiciaire:
- Conseil souverain d'Alsace

Administration militaire:
- Gouvernement d'Alsace

Administration ecclésiastique:
Province de Mayence :
- Diocèse de Strasbourg
Province de Besançon :
- Diocèse de Bâle

Les administrations en italique sont celles dont une partie du territoire se trouve dans la généralité, mais dont le siège ne s'y trouve pas
Histoire et événements
1639 Création
1789 Dissolution
Intendant d'Alsace
(1er) - Henri Hurault de Bélesbat
(Der) - Antoine Chaumont de La Galaizière

Entités précédentes :

  • Création

Entités suivantes :

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Apparue en , durant la guerre de Trente Ans, elle assure d'abord le ravitaillement des troupes françaises présentes dans plusieurs villes de la plaine d'Alsace, alors possessions du Saint-Empire. Avec l'annexion de ces territoires par la France en , l'intendance devient l'administration civile de la province d'Alsace. Rattachée à la généralité de Metz, elle continue d'être dotée de son propre intendant, installé à Strasbourg à partir de et représentant le roi de France dans la province. À la fin du XVIIIe siècle, l'intendance d'Alsace est parfois mentionnée sous le nom de généralité d’Alsace ou de généralité de Strasbourg.

Elle disparaît au début de la Révolution française de , puis est remplacée par les administrations centrales des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin créés en .

Histoire

Au début du XVIIe siècle, la plaine d'Alsace fait partie du Saint-Empire romain germanique et se compose de plusieurs petits territoires qui forment des comtés, des seigneuries, des principautés ecclésiastiques ainsi que des villes impériales. Les ravages de la guerre de Trente Ans poussent plusieurs villes alsaciennes à se placer sous la protection militaire du roi de France : en , des garnisons françaises s'installent dans la ville impériale de Haguenau ainsi qu'à Saverne, capitale de l'Évêché de Strasbourg[1]. La protection royale s'étend à la ville impériale de Colmar en et à celle de Kaysersberg en . D'autres villes de la région, occupées par les soldats de l'Empire suédois, sont également confiées aux armées françaises[2].

En , les premiers intendants d'armée sont envoyés par le royaume de France pour assurer le ravitaillement des troupes présentes dans la région. Ces agents du roi sont ensuite appelés « intendants de province, justice, police et finances » en , puis « intendants d’armée et directeurs des vivres » à partir de [3],[4]. D'abord liée à la province française des Trois-Évêchés et au duché de Lorraine occupé, l'intendance d'Alsace devient une unité administrative à part entière en [5].

La protection française se transforme en annexion en vertu des traités de Westphalie de . L'administration est déjà en place lorsque la nouvelle province d'Alsace apparaît officiellement au sein du royaume de France. Ces administrateurs sont appelés « intendants d’armée et directeurs des vivres » En , le Cardinal de Mazarin nomme le premier « intendant des finances et de la police » chargé de l'administration de la province. Son choix se porte sur Charles Colbert de Croissy, le frère cadet de Jean-Baptiste Colbert, dans l'objectif d'accélérer le processus d'intégration de la province au royaume de France[6].

Sur le plan administratif, l'intendance est intégrée à la généralité de Metz en . Dans les faits, c'est l'intendant d'Alsace qui exerce les compétences de la généralité dans les territoires alsaciens. Il est le représentant du Roi, de la monarchie absolue et de la centralisation administrative. Il exerce désormais les pouvoirs civils, financiers et judiciaires, laissant les affaires militaires au gouverneur d'Alsace et au commandant en chef des armées.

Le siège de l'intendance est établi à Strasbourg en , un an après la capitulation de la ville. Ce choix est hautement symbolique. L'intendant d'Alsace est parfois appelé « surintendant » ou « superintendant ». Il est secondé par un subdélégué général, suppléant éventuel qui peut également assurer l'intérim jusqu'à la nomination d'un nouvel intendant[7]. Il est par ailleurs assisté de plusieurs subdélégués établis à Colmar, Ferrette, Belfort, Saverne, Sélestat, Haguenau, Landau et Strasbourg. Ces derniers supervisent l'administration des seigneuries et surveillent les baillis ainsi que les institutions municipales à travers la province[8].

L'intendant est le plus souvent issu du corps des maîtres des requêtes du Conseil du roi de France. La lettre de Commission qui lui est remise précise ses missions et ses pouvoirs, exercés dans un ressort déterminé et pour une durée limitée. Sa carrière dépend entièrement de la volonté du souverain, qui le choisit, le déplace d'une généralité à une autre et peut le révoquer à sa convenance. Agent du roi, l'intendant s'inscrit dans la hiérarchie avec docilité, voire soumission, et remplit son rôle de serviteur de l'État. En théorie, il ne dispose d’aucun droit personnel sur la charge qu'il occupe[9]. La généralité n'a que peu d'existence concrète en Alsace. À la fin du XVIIIe siècle, celle-ci figure toutefois parmi les généralités du royaume, comme en témoigne l'Encyclopédie méthodique de [10].

L'intendance d'Alsace disparaît lorsque Antoine Chaumont de La Galaizière est démis de ses fonctions d'intendant en , au début de la Révolution française[11].

Territoire

La formation territoriale de la province d'Alsace s'est faite progressivement, au gré des conquêtes de Louis XIV, entre les traités de Westphalie de et le traité de Ryswick de qui reconnaît les annexions françaises précédentes. Au début du XVIIIe siècle, l'autorité de l'intendant d'Alsace s'exerce sur un territoire qui comprend :

Liste des circonscriptions administratives

La généralité étant une des circonscriptions administratives majeures, la connaissance historique du territoire concerné passe par l'inventaire des circonscriptions inférieures de toute nature. Cet inventaire est la base d'une exploration des archives réparties entre les différentes archives départementales des départements concernés.

Cette liste ne comporte pas les bailliages ci-dessus, leurs appellations exactes restant à confirmer.

Références

Annexes

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