Intercommunale
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En Belgique, on appelle intercommunale une entreprise publique créée par des communes afin d'accomplir des missions de service public d'intérêt communal. Les intercommunales sont notamment actives dans les secteurs du développement économique, de la collecte des déchets, du traitement des eaux usées, de la distribution d'eau, de gaz et d'électricité, de la télédistribution.
En 2015, la Belgique comptait un total de 323 intercommunales[1].
L'objectif de la constitution d'une intercommunale est d'assurer des missions de service public d'intérêt communal, soit des domaines intéressant directement les citoyens. Les activités ciblées sont dès lors gérées en dehors des administrations communales concernées.
Les intercommunales permettent de répondre à l'émiettement territorial et à l'inadéquation entre le cadre territorial des communes et leurs missions. Il en résulte normalement une plus grande cohérence de l'action publique (vision stratégique, limitation de la concurrence entre certaines communes, économies d'échelle, etc.).
Les coopérations entre les provinces et les communes sont inscrites dans la constitution belge à l'article 162, alinéa 4 : « En exécution d'une loi adoptée à la majorité prévue à l'article 4, dernier alinéa, le décret ou la règle visée à l'article 134 règle les conditions et le mode suivant lesquels plusieurs provinces ou plusieurs communes peuvent s'entendre ou s'associer. » La révision de la constitution au (dans le cadre de la réforme de l'État) rend les régions compétentes en matière de gestion des intercommunales.
Types d'intercommunales
Intercommunales pures et mixtes
On distingue les intercommunales pures, dont le capital est détenu à 100 % par des entités publiques (principalement les communes) et les intercommunales mixtes, dont le capital est minoritairement détenu par des acteurs du secteur privé (banques et chambres de commerce, par exemple).
Formes juridiques des intercommunales
Les intercommunales peuvent revêtir trois formes juridiques distinctes :
- La société anonyme (SA) : de très rares cas ;
- La société coopérative à responsabilité limitée (SCRL) : cette forme est la plus fréquente en Région wallonne ;
- L'Association sans but lucratif (ASBL) : quelques cas en Wallonie.
Les intercommunales en Région wallonne
Dispositions décrétales
La Région wallonne s'est rapidement dotée de mesures décrètales permettant de gérer les intercommunales. Le décret du (publication au Moniteur belge du ) dispose les bases, tandis que le décret adopté le (publication au Moniteur belge le ) le réforme en profondeur.
Répartition par secteur d'activité
En 2015[2], la Région wallonne comptait 143 intercommunales, dont deux dans la communauté germanophone, plus quatre autres interrégionales[1].
- Environnement : 7 intercommunales
- Énergie (électricité, gaz, télédistribution) : 21 intercommunales (Publifin, etc.
- Financement : 12 intercommunales (FINEST, FINIMO, IFM, IPFH, IDEFIN, IDELUX Finances, IFIGA, PUBLILEC, SLF, SLF Finances, SEDIFIN, SOFILUX)
- Eau (production, distribution, épuration) : 13 intercommunales
- Expansion économique : 9 intercommunales (IEG, Ideta, Idea, IGRETEC, BEP, BEP Expansion économique, Spi+, IDELUX et inBW)
- Médico-social : 26 intercommunales
- Déchets (collecte, élimination, traitement) : 7 intercommunales (Intradel, Ipalle, Itradec, Tibi (anciennement ICDI), Intersud, BEP Environnement, inBW)
- Divers (service d'études, académies de musique, abattoirs, parcs naturels...) : 15 intercommunales (exemple : BEP Crématorium, chargée de construire et gérer un crématorium à Ciney pour la Province de Namur et la Province du Luxembourg).