Internationale communiste libertaire
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L'Internationale communiste libertaire (ICL) est une organisation communiste libertaire internationale, fondée en 1954 à Paris.
| Internationale communiste libertaire | |
| Situation | |
|---|---|
| Création | |
| Dissolution | 1957-1958 |
| Type | Organisation communiste libertaire internationale |
| Langue | Multilingues |
| Organisation | |
| Membres | Organisations communiste libertaire |
| Organisations affiliées | Fédération communiste libertaire (France) Mouvement libertaire nord-africain (Algérie et Maroc) Groupes anarchistes d’action prolétarienne (Italie) Direct action (Grande Bretagne) |
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Elle fut créée avec des organisations française, anglaise, espagnole, italienne et algérienne, mais ne survit pas au démantèlement de la Fédération communiste libertaire (FCL) en 1957, qui était l'organisation centrale de l'ICL.
Histoire
Fondation
L'ICL est fondée lors de son premier congrès du 5, 6 et dans les locaux de la FCL à Paris. Elle réunit de nombreuses organisations communistes libertaires principalement européennes, évidemment la FCL pour la France, mais aussi les Italiens des Groupes anarchistes d’action prolétarienne (it) (GAAP), les Britanniques de Direct Action et quelques Belges et Suisses isolés.
La Fédération anarchiste communiste bulgare (FACB) pourchassée par le gouvernement staliniste, différentes tendances de la CNT espagnole en exil ainsi que des algériens et marocains du Mouvement libertaire nord africain (MLNA) sont également présents à ce congrès à titre d'auditeurs invités[1].
Durant la guerre d'Algérie

Dès , le MLNA adhère à l'ICL[2] et envisage avec la FCL une tournée de meetings communs en Algérie[3]. Juste après éclate l’insurrection algérienne, l'ICL par le biais de la FCL et du MNLA va soutenir la lutte d'indépendance de l'Algérie, elle salue Messali Hadj « en souvenir de [ses] luttes pour l’émancipation de la classe ouvrière[4] ». La FCL va relayer dans son organe de presse, Le Libertaire, les communiqués du MNA et lui apporter un soutien critique[5].
Suit une époque difficile pour l'ICL, car la FCL doit suspendre son activité en du fait de la répression. Malgré tout une rencontre clandestine se déroule à Nice, fin avec la FCL et les GAAP. La même année une « section espagnole » de l’ICL édite le bulletin : Ruta[1]. Progressivement, la FCL et le MLNA vont orienter leur soutien au profit du FLN[5].
En 1957, la FCL est détruite par l’État français et plusieurs militants de la FCL, incarcérés à la suite de l'attaque contre une permanence du mouvement poujadiste[6]. À la suite de la disparition de la plus importante organisation de l'ICL, l'internationale continue son déclin, malgré une nouvelle rencontre avec notamment des italiens et espagnols le à Paris, les efforts de continuité ne suffisent pas, et l'ICL cesse d'exister.
Rencontre internationale
- Paris, 5–; congrès de fondation.
- Nice, Décembre 1956; réunion clandestine.
- Paris, ; réunion.
Texte
- Le comité national de la FCL, Le M.L.N.A. adhère à l’Internationale Communiste Libertaire, Le Libertaire, n° 401, , texte intégral.
- Georges Fontenis, Ce que fut l’ICL (-), Alternative libertaire, n°33, avril- archive.
- Georges Fontenis, Changer le monde. Histoire du mouvement communiste libertaire (1945-1997), éd. Alternative libertaire, 2011.