L’IMF reprend l’architecture de fichiers du DCP et en étend les possibilités, en l'adaptant aux besoins de la diffusion TV et des plateformes de streaming. Il simplifie la gestion et le traitement de multiples versions d'un élément audiovisuel afin de l'adapter à différents usages et canaux de diffusion (version linguistiques, version par diffuseur comme les compagnies aériennes par exemple, éditions spéciales, mise en conformité territoriale etc.)
L’image, le son et les sous-titres sont stockés dans des fichiers MXF séparés, que l’on appelle les essences. Une CPL (composition playlist) au format XML permet d’indiquer l’assemblage a effectuer pour lire les différents éléments dans le media final[3]. Le format IMF emprunte aussi au DCP la notion de package, c’est à dire une unité de livraison comprenant plusieurs fichiers (CPL ou essences). L'IMF permet de faire des livraisons incrémentales : un premier package peut être complété par un deuxième avec une CPL référençant les éléments du premier package, sans les livrer à nouveau. L’IMF introduit un nouveau type de fichier, qui n’existe pas dans le DCP : l’OPL, qui guide la conversion du master contenu vers un fichier lié à un besoin précis, par exemple le transcodage vers un master de diffusion télévisuelle avec des bandes noires ou du pan and scan, vers l’espace couleur de diffusion et les canaux audio nécessaires.