Iouri Levada
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
Юрий Александрович Левада |
| Nom de naissance |
Юрий Моисеевич Морейнис |
| Nationalité | |
| Formation |
Faculté de philosophie de l'université de Moscou (jusqu'en ) |
| Activités |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Chaire |
Professeur titulaire (en) |
| Parti politique |
Iouri Aleksandrovitch Levada (en russe : Юрий Александрович Левада), né le à Vinnytsia (RSS d'Ukraine) et décédé le à Moscou, est considéré comme le fondateur de la sociologie en Union soviétique, une discipline considérée comme bourgeoise et qui était interdite du temps de Staline.
Il commence des études de philosophie à Moscou en 1947 mais n'y trouve pas sa voie, il s'oriente alors vers la sociologie[1]. Sa première thèse est consacrée à la Chine (il y aborde la question de la bureaucratie), sa seconde aux problèmes sociologiques des religions.
Étranger à tout compromis d’ordre politique, il fut longtemps en butte au pouvoir. En 1969, il est limogé de sa chaire à l'université de Moscou et privé de son titre de professeur pour « erreurs idéologiques. » Ses ouvrages sont mis au pilon et il est interdit de publication. En 1972, sous Brejnev, une purge élimine de l’université quelque 200 sociologues supplémentaires.
Iouri Levada continue toutefois d’enseigner, pratiquement dans la clandestinité, jusqu'à l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev. Il entre alors au Centre d'étude de l'opinion publique créé en 1987 suivi de son équipe des années 1960, avec laquelle il était resté en contact.
Mais en 2003, mécontent de la publication de certains sondages peu conformes au « politiquement correct », le pouvoir prend le contrôle du Centre[2]. Iouri Levada le quitte avec l’ensemble de ses collaborateurs, pour créer, en toute indépendance, le VTsIOM-A (en français : Centre pan-russe de recherche sur l'opinion publique), devenu en le Centre analytique Levada. Il y poursuit des enquêtes d'opinion sur la vie politique et sociale.
Il meurt en 2006[3].
Travaux disponibles en français
- Entre le passé et l’avenir, l’homme soviétique ordinaire : enquête, 1993, Presses de Sciences Po
- Séminaire à l'École des hautes études en sciences sociales de Paris, milieu des années 1990