Iraj Mesdaghi
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Iraj Mesdaghi (en persan : ایرج مصداقی), né en 1960, est un militant politique et mémorialiste iranien, prisonnier politique de la République islamique d'Iran de 1981 à 1991.
Militant de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI) lors de la révolution iranienne, il est emprisonné par la République islamique en 1981 en raison de ses activités au sein de l'organisation. Libéré en 1991, il s'exile en Suède en 1994. Il devient critique de l'OMPI après l'avoir quittée en 2001. Il s'engage aux côtés du prétendant au trône d'Iran Reza Pahlavi en 2026.
Engagement politique et emprisonnement en Iran
Iraj Mesdaghi naît en 1960[1]. Il étudie à San Diego avant de rentrer en Iran pour rejoindre l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, organisation d'opposition au régime de Rouhollah Khomeini[2]. Il est emprisonné en Iran de 1981 à 1991 à la prison de Gohardasht (fa) en raison de ses liens avec l'OMPI[3]. Il comparaît en 1988 et échappe aux massacres des prisonniers politiques. Il reconnaît parmi les membres du panel Ebrahim Raïssi, futur président de la République islamique[4]. En prison, il subit de nombreuses tortures — maintenu assis des journées entières, les yeux bandés, tandis que les haut-parleurs diffusent du son en continu à plein volume, ou placé en isolement prolongé[2].
Exil puis rupture avec l'OMPI
Il s'exile en Suède via la Turquie en 1994 avec sa femme et son fils. Durant les années suivantes, il compile des milliers de pages documentant son expérience carcérale et recensant les noms de ses tortionnaires, dans l'espoir d'un recours judiciaire ultérieur[2]. Il rejoint également l'OMPI dans son siège d'Auvers-sur-Oise, en France, où il travaille jusqu'en 2001 avant de rompre avec elle[3].
Il devient par la suite un critique de l'organisation, qu'il décrit comme une secte. Selon lui, les membres sont tenus de subordonner toute affection personnelle — envers un conjoint, une mère ou des enfants — à la figure du dirigeant Massoud Radjavi. Il décrit une obéissance absolue exigée des membres : le membre doit transmettre ce qu'on lui donne sans rien ajouter ni retrancher, sans possibilité de questionnement. Il attire également l'attention sur la situation des membres confinés dans un complexe en Albanie, où leur absence de statut de réfugié les place sous la dépendance totale de la direction[3]. Il les qualifie d'islamistes et leur reproche d'être antisémites au même titre que la République islamique[5].
Rôle dans l'arrestation de Hamid Noury
En , il est contacté par l'ex-gendre de Hamid Noury[6], ancien assistant du procureur de la prison de Gohardasht[7] impliqué dans les exécutions de milliers d'opposants en 1988. L'ex-gendre accepte de tendre un piège à son ancien beau-père en l'attirant en Suède sous prétexte de rencontrer sa petite-fille[6]. En , Mesdaghi obtient son arrestation[7]. En , Mesdaghi est entendu comme témoin dans le procès de Noury[2].
Engagement aux côtés de Reza Pahlavi
En , Mesdaghi est nommé par le prétendant au trône d'Iran Reza Pahlavi au sein d'un Comité de rédaction des règles de justice transitionnelle, aux côtés de la lauréate du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi. Interrogé sur son ralliement à la démarche de Pahlavi, il récuse toute étiquette républicaine ou monarchiste, affirmant que sa priorité reste la reconstruction de l'Iran[5].