Irmgard Sigg
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Irmgard Sigg est une sculptrice française née en 1934 en Allemagne (en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, alors dans l'État libre de Prusse) et morte à Paris en 2021.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Margarete Irmgard Knorsch |
| Nationalités | |
| Activités | |
| Formation |
Beaux-Arts de Paris; atelier Collamarini 1963-1967 |
| Conjoints |
Jean Berthet (d) Thierry Sigg |
Enfance et jeunesse
Margarete Irmgard Knorsch est née le à Bielefeld en Allemagne. Elle est issue d'une fratrie de sept enfants[1]. Irmgard est la quatrième, précédée d'un seul garçon[2].
Son père, Kuno Knorsch, est socialiste, ancien combattant de 1914, professeur de lettres au Gymnasium. Sa mère est très catholique. En 1942, la famille se réfugie à la campagne, à Belinghausen. La fille ainée reste à Bielefeld pour travailler dans l’usine qui produit les V1. Son père sera nommé à la commission de dénazification, et sera bien considéré en zone britannique. Une de ses filles épousera un officier anglais. Il meurt d'une chute à vélo en 1950[2].
Entre 1940 et 1955, Irmgard étudie la musique et la danse classique[3]. Elle danse à l'opéra de Bielefeld comme petit sujet[2].
Installation à Paris
Elle vient à Paris à partir de 1955, où elle est jeune fille au pair.
Elle rencontre l’artiste-peintre Jean Berthet qui lui donne des leçons de français. Ils se marient en 1957, elle acquiert la nationalité française. Il l’encourage à reprendre son violon. Elle entre au Conservatoire national supérieur de musique (1956-1958)[4]. Elle enchaîne les petits « boulots » : standardiste, femme de service pour le nettoyage de bureaux. Une danseuse , Elvira R., qu'elle a connue au ballet de l’opéra de Bielefeld, lui propose d'entrer aux Folies Bergère, comme figurante, puis danseuse, comme le montre une photo d'époque[5].
Formation
Elle fait régulièrement du dessin à l’académie de la Grande Chaumière puis se fait conseiller par le sculpteur Constantin Andréou. En 1962, son amie, Jeanne Grange, (Johanna Feghin), une architecte d’origine russe, philosophe et poète, la pousse à se présenter à un professeur de sculpture de l’École nationale supérieure des beaux-arts, René Collamarini (1904-1983). Il l’accepte dans son atelier de sculpture en taille directe, en tant qu’élève libre en 1963, à vingt-neuf ans. L''après-midi, elle travaille à mi-temps comme secrétaire trilingue. Le soir, elle s’exerce au cours de la Ville de Paris, place des Vosges[5]. Elle reste chez Collamarini jusqu'en 1968[3].
De 1967 à 1980, elle participe au Salon de la jeune sculpture, où elle rencontre des sculpteurs Daniel Pontoreau, Léonardo Delfino, Charles Semser, Danielle Gibrat. Au Salon de mai, elle rencontre des peintres comme Hugh Weiss et Yvon Taillandier[1].
Elle expose au Salon d’automne, au Salon des réalités nouvelles ou au salon Grands et jeunes d’aujourd’hui. Elle est représentée à partir de 1981 par la galerie Darthea Speyer, à Paris, jusqu’à la fermeture de la galerie en 2010[3].
Sculptures dans l'espace public
À partir des années 1970, elle crée pour l’espace public, dans le cadre de la construction de villes nouvelles, à Bobigny (Lieu du pouvoir, 1977 ; Arc de mémoire, monument à la Résistance, 1990), à Saint-Quentin-en-Yvelines (Château de non-lieu, 1981, détruit), à Champigny-sur-Marne (Île d’Isis, 1986), à Vitry-sur-Seine (L’Oracle de Delphes, 1988)[3].
En 1979, son installation « château de non-lieu » est une aventure. En 1982, elle remporte le symposium de Caen mais la population est hostile à son projet. En 1984, elle participe au symposium des usines Renault avec Cragg, Woodrow, Bartoli, Skoda, Briggs. En 1985, elle concourt pour l'aménagement de l'espace des tours des Minguettes à Venissieux ; le concours sera annulé. En 1990, Irmgard remporte le concours pour un monument à Bobigny dédié à la Résistance française : Arc de mémoire[1].
Peinture
À partir de 2005, elle se consacre à la peinture et expose des œuvres inspirées par l'Islande et par les animaux[1].
Vie privée
Elle se marie avec Jean Berthet, artiste peintre en 1957. Leur divorce aura lieu bien après leur rupture, ils resteront très proches toute leur vie[5].
En 1970, elle épouse Thierry Sigg, artiste-peintre. Passionnés par les voyages, ils vont parcourir ensemble dans le monde entier[6].
Une cancer de la peau l'oblige à subir plusieurs opérations. Affaiblie par le traitement contre le cancer, elle meurt durant l'épidémie de Covid, à l'hôpital Saint-Louis de Paris, le , à 87 ans[7].
Expositions personnelles
- 1973 - Galerie Charley Chevalier[8], Paris
- 1981 - Galerie Darthea Speyer, Paris
- 1983 - Centre culturel de Villeparisis
- 1984 - Galerie Darthea Speyer, Paris
- 1988 - Galerie Darthea Speyer
- 1990 - Galerie Darthea Speyer
- 1994 - Galerie Darthea Speyer[9]
- 1995 - Centre d'art d'Ivry Galerie Fernand Léger
- 1999 - Le Fanal, Saint-Nazaire
- 2001 - Salle Gustave Kuntz, Seloncourt
- 2001 - Musée Beurnier-Rossel, Montbeliard
- 2001 - Musée des ducs de Wurtemberg, Montbéliard[10]
- 2002, 2005, 2009 - Galerie Darthea Speyer
- 2014 - L'embarcadère, Montceau-les-Mines[11]
Réalisations monumentales

- 1977 - Lieu du pouvoir - École du chemin vert, Bobigny
- 1981 - Château de non-lieu - Parc de la plaine de Neauphle, Saint-Quentin en Yvelines (détruit sans autorisation en 1990)
- 1984 - Le Gaucher - Institut de mathématique d'Orsay[12]
- 1986 - Île d'Isis - Fontaine Parc du plateau, Champigny-sur-Marne
- 1988 - l'Oracle de Delphes - Groupe scolaire Danielle Casanova, Vitry-sur-Seine
- 1989 - Apollon et Daphné - Maison d'hôtes, Ivry-sur-Seine (démontée lors de la restructuration du lieu)
- 1990 - Arc de mémoire - Monument à la Résistance, Esplanade de la préfecture, Bobigny
Collections
- Dessin - Ville de Vitry-sur-Seine - 1994
- Sculpture - Ville de Caen- 1982
- Dessin - The William & Uytendale Scott Memorial Study Collection, Bryn Mawr College, Pennsylvanie, USA
- Sculpture - La nuit des chasseurs - Fonds national d'art contemporain, La Défense, Paris - 1973
- Sculpture - Lieu d'incertitude - Fonds national d'art contemporain, La Défense, Paris - 1980
- Dessins - Fonds régional d'art contemporain, Rhône-Alpes - 1985
- Sculpture - Fonds régional d'art contemporain, Ile de la Réunion - 1990
- Sculpture - Façade - Fonds départemental d'art contemporain du Val-de-Marne (MAC/VAL)
- Maquettes - Fonds départemental d'art contemporain de Seine-Saint-Denis - 1990
- Sculpture - Télémire - Fondation Camille, musée Sainte-Croix, Poitiers - 1984[13]
- Dessins - Collection Peter Stuyvesant, Amsterdam
- Maquette - Métro de Toulouse, Toulouse - 1995
- Sculpture - Est-elle apprivoisée ? - Hôtel Park Hyatt Paris-Vendôme, Paris - 1999
Expositions collectives (sélection)
- 1977 - Travaux sur papier - Objets, Centre culturel de Villeparisis
- 1977 - Prix de la Jeune Sculpture, Paris
- 1978 - Groupe Espasme, Centre culturel Pablo Neruda, Corbeil-Essonnes
- 1979 - Groupe Espasme, Galerie Art Shop, Bâle, Suisse
- 1979 - Groupe Espasme, Centre culturel Pablo Neruda, Corbeil-Essonnes
- 1979 - Fondation nationale des Arts graphiques et plastiques, rue Berryer, Paris
- 1979 - Sculptures d'elles, fleurs et au-delà, Ivry-sur-Seine
- 1981 - Lieux de l'imaginaire, Ivry-sur-Seine et Vitry-sur-Seine
- 1982 - Prix de sculpture, Salon de Montrouge
- 1982 - Sculptures dans la ville, symposium de Caen
- 1984 - Sculptures dans l'usine, symposium Usines Renault de Sandouville et Musée du Havre
- 1987 - Fonds départemental d'art contemporain du Val-de-Marne, (acquisitions 1986)
- 1987 - Fondation Camille, Musée Sainte-Croix de Poitiers
- 1990 - Stand FIAC Galerie Darthea Speyer
- 1991 - Stand FIAC Galerie Darthea Speyer
- 2005 - Vénus en Périgord, Bergerac[14]
- 2012 - Pas si bêtes, Galerie Villa des Tourelles, Nanterre