Irmã Dulce
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| Irmã Dulce | |
| Sainte | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Salvador de Bahia, Brésil |
| Date de décès | (à 77 ans) |
| Lieu de décès | Salvador de Bahia, Brésil |
| Nationalité | |
| Ordre religieux | Sœurs missionnaires de l'Immaculée Conception de la Mère de Dieu |
| Vénérée à | église Imaculada Conceição da Madre de Deus à Salvador de Bahia |
| Béatification | à Salvador de Bahia, par le cardinal Geraldo Majella Agnelo |
| Canonisation | à Rome, par le pape François |
| Fête | 13 mars |
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Maria Rita Lopes Pontes, connue sous le nom de Irmã Dulce, née à Salvador de Bahia le et morte dans la même ville le , était une religieuse brésilienne appartenant à la congrégation des Sœurs missionnaires de l'Immaculée Conception de la Mère de Dieu. Connue pour ses nombreuses œuvres en faveur des plus nécessiteux, icône de la charité, elle était surnommée le « bon ange de Bahia ». Elle est vénérée comme sainte par l'Église catholique. Elle est fêtée le .
Jeunesse
Maria Rita Lopes Pontes, de son nom civil, naît le à Salvador de Bahia. Elle est la seconde d'une famille de cinq enfants. À 6 ans, Rita perd sa mère, décédée à la naissance de sa dernière fille[1]. À 13 ans, elle manifeste son désir de devenir religieuse, et accompagne volontiers son père, très religieux, apporter son aide aux habitants des quartiers les plus défavorisés[2].
Elle prend elle-même des initiatives pour secourir les plus pauvres. Dans la cuisine familiale, elle recueille les enfants, les adultes et les personnes âgées les plus nécessiteux, pour leur donner de quoi manger ou de quoi se soigner[3]. À 15 ans, elle demande à entrer chez les Franciscaines du couvent de Desterro, mais elle n'est pas prise à cause de son jeune âge[1].
Vie religieuse
Après avoir terminé ses études et obtenu son diplôme de professeur, Rita intègre la congrégation des Sœurs missionnaires de l'Immaculée Conception de la Mère de Dieu, le [1],[3]. Le , elle prononce ses premiers vœux de religieuse, et prend le nom de sœur Dulce[3]. Son modèle est sainte Thérèse de Lisieux, et s'efforce, comme elle, de réaliser chaque acte ordinaire avec amour[1]. Elle commence par se former aux soins comme infirmière dans le servie de radiologie à l’hôpital[1].
Dès 1936, elle fonde le premier mouvement ouvrier de la ville, pour organiser la solidarité et unir les travailleurs dans la foi chrétienne : l'Union ouvrière de Saint François[3].
En 1937, elle fonde avec son père spirituel, le frère Hildebrando Kruthau, le Cercle ouvrier de Bahia[3].
Pour sœur Dulce, avec l'amour on dépasse les obstacles et les sacrifices. C'est dans cet état d'esprit qu'elle redouble d'initiatives pour soulager les misères, alors qu'elle-même ne possède rien. En 1939, elle parvient à ouvrir le Collège San Antonio, dans un quartier populaire de Bahia, pour offrir une éducation aux enfants d'ouvriers[3]. La même année, sœur Dulce commence à accueillir des malades dans des locaux abandonnés de Bahia. En 1949, avec la permission de sa supérieure, elle peut recueillir une soixantaine de malades dans un ancien poulailler du couvent[2]. Dix ans plus tard, sœur Dulce fonde l'Hopitâl San Antonio, à partir de rien[2],[3]. Dès lors s'organise un véritable réseau hospitalier pour chercher les sans abris dans la rue. Chaque jour 3 000 personnes sont prises en charge.
En 1959 est créé l'Hospice social Sœur Dulce, qui fut reconnu comme association humanitaire par les autorités brésiliennes[2]. Devant l'afflux des plus nécessiteux, ses œuvres grandissent et de nombreux volontaires la rejoignent. Elle fonde même l'Institut des Filles de Marie, Servantes des Pauvres, pour l'aider dans ses œuvres. En 1979, sœur Dulce rencontre Mère Teresa et l'année suivante le pape Jean-Paul II lui rend visite au cours de son premier voyage apostolique au Brésil[1].
Dernières années
En 1988, la candidature de sœur Dulce est présentée au Prix Nobel de la Paix[1],[3]. Bien que dotée d'une santé fragile et sujette à des accidents cardiaques, elle poursuit sans repos ses multiples activités, pour l'organisation de ses œuvres mais surtout pour le soin des plus nécessiteux, dans la rue ou à l'hôpital.
Depuis quelques années, son état physique se dégrade fortement. Elle ne possède plus que 30 % de ses capacités respiratoires[1]. En octobre 1991, Jean-Paul II se rend à son chevet[2],[3]. Elle meurt le [1],[3]. Le « bon ange de Bahia », comme elle était surnommée par la population, a droit à des obsèques officielles, avec une procession de 6 kilomètres escortée par la police nationale et suivie par des milliers de personnes[3].

