Irving Kaufman
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Irving Robert Kaufman ( - ) était un juge fédéral des États-Unis, réputé pour sa jurisprudence libérale. Il reste connu également pour avoir condamné les époux Rosenberg.
Kaufman est diplômé de la Fordham University School of Law (en) en 1931 à l'âge de 20 ans, un an avant de pouvoir se présenter au barreau. Bien que d'ascendance juive, son excellence en cours de christianisme lui attire le surnom de « Pape Kaufman », donné par ses camarades[1].
Carrière
Il travaille pendant deux décennies comme juriste à New York dans le privé mais aussi comme assistant attorney. Son premier travail lui permet de rencontrer Helen Rosenberg, sans lien avec Julius et Ethel, la fille de son patron, avec laquelle il se mariera après avoir quitté le cabinet. De 1949 à 1961, Kaufman sert comme juge dans une section de New York, poste pour lequel il a été désigné par le Président Harry S. Truman. En 1961, le Président John Fitzgerald Kennedy promeut Kaufman au sein de la Cour d'appel des États-Unis pour le deuxième circuit. Les inimités consécutives à la dureté de son jugement contre les Rosenberg ont probablement retardé sa promotion[1]. Il servit activement en tant que juge du second circuit de 1961 à 1987, avec notamment un mandat de Chief Judge de 1973 à 1980. Kaufman acquiert le senior status, sorte de semi-retraite- en 1987 mais continua à entendre des affaires jusqu'à sa mort quatre ans plus tard.
Le procès des Rosenberg
Kaufman reste dans l'histoire comme le juge qui présida le procès en espionnage de Ethel et Julius Rosenberg et infligea les peines de mort controversées. Lors du procès, qui a lieu pendant une période de tensions dans la guerre froide, on reproche aux Rosenberg d'avoir précipité l'acquisition soviétique de la bombe nucléaire[2]. Roy Cohn, un des procureurs dans l'affaire, clame dans son autobiographie que c'est par son influence qu'il fit désigner Kaufman, et que Kaufman a infligé la peine capitale sur les conseils personnels de Cohn. Ces affirmations n'ont pas été vérifiées.
Le procès des Rosenberg devint une grande cause de la gauche, qui continue à ce jour à soutenir que les Rosenberg furent victimes d'une hystérie anticommuniste[2]. En outre, la peine était critiquée pour sa sévérité parmi ceux qui reconnaissaient la culpabilité de ceux-ci. Les Rosenberg sont en effet les seuls civils espions jamais condamnés à mort aux États-Unis[2]. Cette affaire poursuivra Kaufman toute sa vie, retardant voire compromettant sa carrière. Il aura en permanence sur lui des extraits du procès à citer en cas de besoin[2]. Le juge à la cour suprême Felix Frankfurter fera en sorte d'en empêcher l'accès à Kaufman[2].