Irwin M. Wall
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Il est diplômé de l'université Columbia (BA en 1961, MA en 1962 et Ph.D en 1968). Il enseigne l'histoire moderne de l'Europe à l'université de Californie à Riverside et est l'auteur de trois livres sur l'histoire de la France après la Seconde Guerre mondiale[2].
En 1983, il publie son premier livre qui est intitulé French Communism in the Era of Stalin:The Quest for Unity and Integration, 1945-1962. Ce livre, qui traite du communisme en France entre 1945 et 1962, n'a pas été traduit en français.
Son deuxième livre est intitulé L'influence américaine sur la politique française, 1945-1954, « The United States and the Making of Postwar France, 1945-1954 ») et analyse l'implication des États-Unis dans la vie politique française d'après-guerre. Pour Paul-Marie de la Gorce dans Le Monde diplomatique d'aout 1989, c'est un « ouvrage exceptionnellement intéressant [...] A sa lecture, plus aucun doute n’est permis : la réalité a dépassé de beaucoup ce que l’on a pu savoir ou écrire sur l’intervention décisive des États-Unis dans tous les épisodes de l’histoire politique, diplomatique, économique et militaire de la France durant cette décennie. »[3]
Son troisième ouvrage, Les États-Unis et la guerre d'Algérie (« France, the United States, and the Algerian War »), traite des liens entre les États-Unis et la France dans le contexte de la guerre d'Algérie, et il avance la thèse que le général de Gaulle a été contraint par les États-Unis à la négociation avec le FLN. Ainsim selon Benjamin Stora dans Mediapart, « l'historien américain Irwin Wall a développé une thèse nettement plus tranchée. Selon lui, le général de Gaulle voulait garder l'Algérie française. Il ne faut pas, assure-t-il, se fier aux confidences faites aux uns et aux autres car elles se contredisent. De Gaulle a souvent agi sous la pression de l'ONU et surtout des États-Unis. »[4]. Selon Éric Roussel du Figaro, « Universitaire américain connu pour ses recherches sur l'influence des États-Unis pendant la IVe République, [...] Irwin Wall en tout cas nous éclaire beaucoup sur cette France de la fin de la IVe République et des débuts de la Ve qui hésitait à clore l'ère coloniale. »[5]