Elle est présidente de l'Association vaudoise de protection des consommatrices jusqu'en 1981[3]. Elle travaille à la Fédération romande des consommateurs (FRC), dont elle est vice-présidente[4], puis présidente à partir de , succédant à Michèle Sandrin[3]. Sensibilisée à la lutte pour la protection des eaux, elle crée un mouvement de consommateurs pour la suppression des phosphates dans les détergents[5]. Sur le plan fédéral, ces produits sont interdits dans les poudres à lessive en 1986[6]. C'est également en 1986 qu'elle quitte la présidence de la FRC, remplacée par Marie-Antoinette Crelier[7].
Dans les années 1990, elle est présidente romande de la Fédération suisse pour l'éducation des adultes[8].
En 1987, elle est choisie par le Groupement pour la protection de l'environnement être l'une des deux têtes de listes pour l'élection au Conseil national avec le conseiller national sortant Daniel Brélaz[11]. Elle n'est pas élue en 1987, mais elle entre au Conseil national en , remplaçant Daniel Brélaz qui a lui été élu à la municipalité de Lausanne[12]. Lors des élections fédérales du , elle est réélue au Conseil national, devançant de peu Philippe Biéler[13]. Elle y reste jusqu'en [10].
En , elle annonce sa démission du Conseil national, mentionnant sa fatigue et sa lassitude par rapport à la fonction[14]. Elle dit aussi ne jamais avoir réussi à s'intégrer au Conseil national au raison de la concurrence entre élus, même au sein du parti, et des différences culturelles entre élus romands et alémaniques[15]. Au moment de son départ, le journaliste Michel Zendali la qualifie de l'une des "figures les plus populaires" des Verts romands[16]. Philippe Biéler, premier viennent-ensuite, ayant entretemps été élu au Conseil d'État vaudois, c'est Roland Ostermann qui lui succède[14].
Présidente du Parti écologiste suisse
En , elle est élue présidente des Verts suisses, fonction qu'elle conserve jusqu'en 1992[12]. Elle succède au conseiller national thurgovien Peter Schmid[12]. C'est sous sa présidence que les Verts décident de lancer un référendum contre les Nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes en [17]. En avril de l'année suivante, elle préside également l'assemblée qui décide de soutenir le référendum du Groupe pour une Suisse sans armée contre l'achat de FA-18[18]. En , elle annonce son intention de quitter la présidence du parti[19]. Elle est remplacée en octobre par la zurichoise Verena Diener[20].
Carrière politique dans le canton de Vaud
Lors de l'élection au Conseil d'État vaudois le , elle candidate des Verts[21]. Elle termine neuvième sur onze candidats au premier tour, devançant uniquement son collègue de parti Pierre Santschi et par la candidate du Parti ouvrier et populaire[21].
Le , elle se présente à nouveau au Conseil d'État, cette fois à une élection complémentaire pour la succession de Marcel Blanc, membre de l'Union démocratique du centre[22]. Les Verts vaudois avaient initialement souhaité présenter Philippe Biéler, qui sera finalement élu en 1994, mais ce dernier a décliné la proposition[23]. Elle est battue au premier tour par Pierre-François Veillon, membre lui aussi de l'UDC[22].
Elle est ensuite députée au Grand Conseil du canton de Vaud de 1998-2004. Elle siège également au Conseil communal de Pully à partir de 1988[24] et le préside de 2004 à 2005[6].
Positions politiques
Durant le premier semestre de l'année 1990, elle s'engage dans le comité référendaire contre l'arrêté fédéral sur la viticulture qui prévoit des contingentements à l'importation, soulignant que ces derniers nuiraient aux consommateurs[25]. Elle côtoie notamment dans ce comité des politiciens de différents partis, ainsi que des personnalités issues de la grande distribution telles que Karl Schweri[25],[26].
En 1992, et même si elle s'abstient lors du vote au parlement, elle soutient l'adhésion de la Suisse à l'Espace économique européen, contre l'avis du Parti écologiste suisse, mais conformément à la position de la section vaudoise du parti[27],[28]. Elle se retrouve ainsi en porte-à-faux avec le parti qu'elle dirige, notamment lorsque des élus écologistes des différents pays membre de l'Association européenne de libre-échange se retrouvent à Bruxelles en pour signer un manifeste contre l'adhésion à l'EEE[29]. Elle est également favorable à l'ouverture de négociation d'adhésion à l'Union européenne, tout en réservant sa position finale en fonction du résultat des négociations[29].
En 1993, elle participe à une manifestation à Thonon-les-Bains, en Savoie, contre la construction d'une autoroute sur la rive sud du Léman, avec des écologistes rhônalpins, genevois et vaudois[30].