Fille de parents païens, vivant à Aquilée, Irène (dont le nom signifie "paix" en grec) et ses deux sœurs, Agapè ("charité") et Chionia ("neige"), étaient très attirées par la foi chrétienne. Orphelines dès leur plus jeune âge, elles menèrent une vie pieuse sous la direction du prêtre Zeno. À sa mort, les trois vierges furent condamnées pour diffuser leur foi et détenir des livres sur l'enseignement de Jésus-Christ et de ses apôtres.
Arrêtées et traduites en justice devant l'empereur Dioclétien (284-305), elles refusèrent plusieurs demandes en mariage avec des hommes importants de sa suite qu'on leur proposait.
Sur ordre de Dioclétien, qui partait pour la Macédoine, les saintes sœurs durent également y être conduites. Elles furent amenées à la cour du gouverneur Dulcititus. Séduit par leur beauté, il fut saisi d'une passion irrésistible. Il les fit garder et leur promit la liberté si elles acceptaient de satisfaire ses désirs. Mais les saintes répondirent qu'elles étaient prêtes à mourir pour leur Époux céleste, le Christ.
Agapè et Chionia furent livrées à la mort les premières, brûlées vives dans un brasier. Elles eurent comme compagnes Eutychie, Philippa et Casie, et comme compagnon Agathon. Peu de temps après, Irène subit le même sort que ses sœurs.
Au XIIIe siècle, ses reliques furent apportées à Lecce dans les Pouilles (Italie). Sa tête fut, quant à elle, confiée aux moines de l'abbaye d'Hautecombe, en Savoie, abbaye désormais placée sous son patronage[3].