Isaac Nyobè Pandjock
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Isaac Nyobè Pandjock († ) est un militaire camerounais et chef de la branche armée de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) ; il est tué lors d’une embuscade tendue par les forces coloniales françaises.
Isaac Nyobè Pandjock était un militaire camerounais, chef de la branche armée de l'Union des Populations du Cameroun (UPC).. En , à l’occasion de la Conférence de Makaï, l’UPC crée un « Comité national d’organisation » (CNO) , Ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, il a dirigé la lutte armée contre le colonialisme français au Cameroun. Il est mort tragiquement le , tué lors d'une embuscade tendue par les forces coloniales françaises. Sa date de naissance précise n’est pas mentionnée dans les sources disponibles. chargé de la formation d’une armée de libération nationale ; Pandjock en devient le commandant, chargé de structurer militairement la lutte armée en brigades, régiments et compagnies, notamment dans les forêts d’Eséka, d’Edéa et de Ngambé[1].
En tant que « Général » du CNO, il supervise notamment la mise en place d’ateliers clandestins de fabrication d’armes dans la région Bassa. Pendant les années 1957–1958, il organise connexions et renseignement au sein du maquis anti-colonial[1].
Le , Pandjock est surpris et tué lors d’une opération militaire menée par les troupes coloniales françaises, durant l’intensification de la « pacification » de la Sanaga Maritime. Sa mort porte un coup sévère à la structure militaire de l’UPC, en parallèle à celle de Ruben Um Nyobè, le [1].
Après sa mort, de nombreux documents du CNO sont saisis. Ces archives founrissent des renseignements précieux aux officiers français de la Zone d'Opérations de Pacification (Zopac), leur permettant de mieux comprendre l'organisation, les effectifs, le mode de vie et les opérations des groupes insurgés, et d'adapter leurs propres stratégies.