Son père, Jacques Hittorff, nommé architecte des Menus-Plaisirs du roi en 1818, part en 1823 en Sicile pour étudier les vestiges des monuments grecs[2] et s'initie à l'archéologie en amateur. À son retour en France, en 1824, il épouse Rose Lepère. Quelques années plus tard, en 1832, naît Isabelle, leur second enfant[3]. Celle-ci grandit dans un environnement baigné par l'histoire, les arts et les sciences. D'ailleurs, elle constituera un certain nombre d'archives pour le compte de son père.
Entre-temps, vers 1855, elle épouse le tout jeune paléontologueAlbert Gaudry; et même si le rôle exact qu'elle a tenu à ses côtés n'est pas exactement connu, quelques textes confirment sa présence et le soutien qu'elle lui a apporté.
En , par exemple, le duo que formaient Albert et Isabelle se partageait la direction du chantier de fouilles de Saint-Acheul, alors le premier site français voué à l'étude du Paléolithique ancien, afin de s'assurer que les ouvriers, non qualifiés aux méthodes archéologiques, ne faussent les données[6].
↑ Adeline Grand-Clément, «Hittorff, un architecte à l’école de la Grèce», Anabases. Traditions et réceptions de l’Antiquité, no6, , p.135–156 (ISSN1774-4296, DOI10.4000/anabases.3459, lire en ligne, consulté le ).
↑ Roger Agache et Bruno Bréart, Revoir notre passé: de la fouille à la reconstitution archéologique, Amiens, Éditions de la Société de Préhistoire du Nord et de Picardie, , 79p., p.16.