Island Conservation

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Island Conservation
(en) To prevent extinctions by removing invasive species from islands.
De prévenir les extinctions, en supprimant les espèces envahissantes des îlesVoir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
Fondation
Cadre
Zone d'activité
Type
Forme juridique
Domaines d'activité
Écologie, environnementVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Pays
Organisation
Fondateurs
Bernie Tershy (d), Don Croll (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
CEO
Dr. Penny Becker
Chiffre d'affaires
5 M$ (), 5,9 M$ (), 5,5 M$ (), 8,1 M$ (), 3,7 M$ (), 6,4 M$ (), 6,8 M$ (), 5,1 M$ (), 6,1 M$ (), 6,7 M$ (), 12 M$ (), 10,2 M$ (), 11,9 M$ (), 7,2 M$ ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Sites web
Identifiants
IRS

Island Conservation est un organisme à but non lucratif dont la mission est de "restaurer les îles pour la nature et les habitants du monde entier." Island Conservation a donc concentré ses efforts sur les îles dont les espèces sont identifiées comme espèce en danger critique et espèce en danger par la Liste rouge de l'UICN[1]. En partenariat avec les collectivités locales, les organismes gouvernementaux de gestion et les organismes de conservation, Island Conservation élabore des plans, exécute la suppression des espèces exotiques envahissantes[2], et mène des recherches sur le terrain pour documenter les avantages du travail et éclairer les projets futurs. Il est maintenant démontré que l'approche d'Island Conservation a des effets bénéfiques plus vastes sur les systèmes marins entourant les zones du projet[3],[4],[5] Il a en outre été démontré que l'éradication des vertébrés envahissants présente de nombreux avantages, en plus de la conservation des espèces. L'approche s'aligne plus spécifiquement sur 13 des objectifs de développement durable des Nations unies et 42 des cibles associées, notamment la conservation de la biodiversité marine et terrestre, la promotion de partenariats locaux et mondiaux, le développement économique, l'atténuation des changements climatiques, la santé humaine et l'assainissement ainsi que la production et la consommation durables[6],[7]

À ce jour, Island Conservation a déployé des équipes pour protéger 1 195 populations de 487 espèces et sous-espèces différentes, sur 64 îles[8].

Le travail d'Island Conservation n'est pas sans controverse, comme le décrit le livre Battle at the End of Eden[9]. La restauration des îles implique de supprimer des populations entières d'espèces envahissantes. Il y a là une question éthique : l'humanité a-t-elle le droit de supprimer une espèce pour en sauver d'autres. Cependant, une étude de 2019 suggère que si les éradications d'animaux envahissants n'étaient menées que sur 169 îles, les perspectives de survie de 9,4 % des vertébrés insulaires terrestres les plus menacés de la planète seraient améliorées[10],[11]

Island Conservation a été fondée par Bernie Tershy et Don Croll, tous deux professeurs au Long Marine Lab de l'UCSC. Ces scientifiques eurent connaissance de l'histoire de l'île de Clipperton sur laquelle s'était rendu l'ornithologue Ken Stager, du Los Angeles County Museum en 1958. Attristé par les déprédations des cochons sauvages sur les colonies de fous bruns et de fous masqués de l'île (réduites respectivement à 500 et 150 oiseaux), Stager se procura un fusil de chasse et élimina 58 cochons. En 2003, les colonies comptaient 25 000 fous bruns et 112 000 fous masqués, soit la deuxième plus grande colonie de fous bruns et la plus grande colonie de fous masqués au monde[12].

À ses débuts, l'organisation travaillait au Mexique en collaboration avec son organisation sœur, le Grupo de Ecología y Conservación de Islas, dans le golfe de Californie et au large de la côte Pacifique[13],[14]. Par la suite, Island Conservation a étendu son périmètre géographique aux îles Anglo-Normandes de Californie, à la côte Pacifique du Canada, aux îles Aléoutiennes, aux îles Hawaïenneset, enfin, au Pacifique, aux Caraïbeset à l'Amérique du Sud.

Island Conservation dispose d'une solide base scientifique. Plus de 160 publications évaluées par des pairs dans de grandes revues telles que Biological Conservation, Conservation Biology et Proceedings of the National Academy of Science ont été rédigées ou co-écrites par le personnel et les prestataires d'Island Conservation[15].

Partenariats

Island Conservation n'ayant pas de responsabilité de gestion sur les îles elles-mêmes, tous les projets se font en partenariat avec le propriétaire/gestionnaire de l'île, les utilisateurs de l'île, les communautés locales et les autorités réglementaires. Depuis sa création en 1994, l'organisation a établi des partenariats avec plus de 100 organisations[16]. On trouve parmi les partenaires des organismes de conservation, des organismes gouvernementaux, des organismes de réglementation, des institutions scientifiques et des consortiums internationaux de conservation. Island Conservation est membre de l' Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), d'Alliance for Zero Extinction[17], et a conclu un protocole d'entente avec le US Fish & Wildlife Service[18] et BirdLife International[19], entre autres.

Conseil consultatif

Le conseil consultatif fondateur de l'organisation[20] est composé de scientifiques, de praticiens et d'éminents auteurs dans les domaines de la biologie de la conservation et des espèces envahissantes, parmi lesquels Paul Ehrlich, José Sarukhán Kermez, Russell Mittermeier, Harold Mooney, David Quammen, Peter Raven, Michael Soulé, et Edward O. Wilson.

Programmes

Références

Liens externes

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