Ismaël Omar Mostefaï
terroriste français
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Ismaël Omar Mostefaï[note 1] né le à Courcouronnes (Essonne)[2] et mort le à Paris 11e[3], est un terroriste islamiste français d'origine algéro-portugaise.
| Ismaël Omar Mostefaï | |
| Terroriste islamiste | |
|---|---|
| Information | |
| Naissance | Courcouronnes (Essonne, France) |
| Décès | (à 29 ans) Bataclan, Paris 11e (France) |
| Cause du décès | Abattu par la BRI |
| Nationalité | Français |
| Allégeance | |
| Idéologie | Salafisme djihadiste |
| Surnom | Abu Rayyan al-Faransi |
| Attentats | Attentats du 13 novembre 2015 en France |
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Il est l'un des trois auteurs, avec Samy Amimour et Foued Mohamed-Aggad, de la tuerie du Bataclan qui cause la mort de 90 personnes lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, l'attaque terroriste la plus meurtrière perpétrée en France sous la Ve République.
Jeunesse

Ismaël Omar Mostefaï est né en 1985 à Courcouronnes d'un père algérien, Mohamed, décrit comme rigoriste[4], et d'une mère portugaise convertie à l'islam, Lucia de Fatima Moreira[1]. Il grandit dans le quartier prioritaire du Canal, avec ses trois frères et deux sœurs[5],[6]. Dès l'enfance il vit dans un milieu familial fondamentaliste, où les hommes et les femmes prennent les repas séparément. Il n'hésite pas à frapper sa sœur pour sa tenue et décrit la France comme un « pays de mécréants où on fête Noël et les anniversaires »[7].
Il suit une filière BEP dans cette ville et est noté comme étant un élève difficile[8]. Vers 2005, il s’installe avec sa famille à Chartres dans le quartier de La Madeleine pour échapper aux règlements de compte entre les différents quartiers de l'Essonne[6]. Il y reste jusqu'en 2012[9]. Ismaël Omar Mostefaï est condamné à huit reprises entre 2004 et 2010 pour des faits de petite délinquance. Il n'est toutefois pas incarcéré[9]. Il travaille entre 2008 et 2010 dans une boulangerie industrielle à Créteil dans le Val-de-Marne. Il épouse le une cousine, originaire d'un village près d’Oran. Ensemble, ils ont deux enfants, en juin 2010 puis en août 2013, quelques semaines avant son départ pour la Syrie[1],[10].
Radicalisation
Entre 2007 et 2010, Mostefaï fait partie comme son père[5] du mouvement Tabligh, une mouvance islamiste piétiste indo-pakistanaise et fréquente la mosquée du mouvement à Lucé[9]. Il quitte brusquement ce groupe en 2010. Il fréquente ensuite assidûment la grande Mosquée de Chartres jusqu'en 2012[9]. C'est aussi en 2010 qu'il est signalé pour sa radicalisation et fait l'objet d'une fiche « S ». Il a en effet été repéré en compagnie d'Abdelilah Ziyad, un Marocain condamné à huit ans de prison en France pour sa participation à la préparation de l'attentat de 1994 à l'hôtel Asni à Marrakech qui a fait deux morts[11],[12]. Son mentor supposé sera expulsé du territoire français en 2021[13].
Les services secrets turcs le repèrent le sur le territoire turc en compagnie de Samy Amimour, avec qui il commettra le massacre du Bataclan en 2015 et d'un de ses amis[14]. Selon un responsable gouvernemental turc, la Turquie a signalé Ismaël Omar Mostefaï à deux reprises, en et , aux autorités françaises sans recevoir aucune réponse en retour[15]. Sa fiche « S » est renouvelée le [16],[17].
Le , il apparaît, sous le nom d'Abu Rayyan al-Faransi, dans un photomontage de l'EI à la gloire des auteurs des attentats du 13 novembre[18].
Dans une vidéo de l'EI filmée avant les attaques et sortie le , il apparaît en treillis, menaçant puis décapitant un homme au couteau.
Participation à la tuerie du Bataclan

Le , il participe, avec Foued Mohamed-Aggad et Samy Amimour à la tuerie du Bataclan[19], l'une des trois séries d'attentats visant l'Île-de-France ce jour-là. Les trois hommes, munis de kalachnikov et de ceintures explosives commencent leur attaque à 21 h 40. Elle durera plusieurs heures, causant la mort de 90 spectateurs[19]. Après la mort d'Amimour, tué par un policier de la BAC à 22 h 7, les deux derniers terroristes se retranchent avec une dizaine d'otages[19]. La BRI décide, après des négociations infructueuses, de donner l'assaut pour libérer les spectateurs retenus par les deux djihadistes. Il durera cinq minutes[19]. Le premier binôme de la colonne d'intervention ouvre la porte, abrité derrière un bouclier Ramsès[20]. Il recevra vingt-sept impacts[19]. Les hommes de la BRI avancent vers l'endroit où les terroristes se sont réfugiés[20]. Des otages se mettent à l'abri en rampant[19]. Les terroristes, positionnés au fond et essayant de s'abriter derrière les otages répondent à l'assaut des policiers par des tirs nourris. Une partie des policiers lancent des grenades détonantes et défensives, au fur et à mesure de leur avancée, les autres aident les otages à quitter les lieux[20]. Arrivés face aux terroristes, les hommes de la BRI tirent. Ismaël Mostefaï mortellement touché, déclenche sa ceinture explosive.[pas clair] La déflagration tue Foued Mohamed-Aggad[19],[21]. Tous les otages sont évacués sains et saufs[22].
Son père et son frère sont mis en garde à vue le dans le cadre de l'enquête sur les attentats du à Paris[23], avant d'être relâchés sans poursuite[6].
Le , il est inhumé dans l'intimité dans le carré musulman du cimetière parisien de Thiais, sa sépulture est anonyme[24].