Iturbide (municipalité)
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| Coordonnées |
| Population |
5 558 hab. |
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| Densité |
7,7 hab./km2 |
| Gentilé |
Iturbidense |
| Statut |
|---|
Iturbide est une municipalité de l'État du Nuevo León, au Mexique. En 2010, elle compte 5 558 habitants, et son chef-lieu est la ville homonyme.
Le territoire de la municipalité est exploré et parcouru par les colons dès le milieu du XVIIe siècle (Références no 3, p. 44), et certains lieux ont conservé les noms qu'ils leur ont donnés, par exemple : Los Camarones, Las Cuevas, Boca ou Cañón de Santa Rosa, Los Pinos, Laguna de Santa Rosa, El Saucillo et San Pedro, entre autres.
À l'origine, la localité est une exploitation d'élevage située dans la partie nord-est de la commune de San Pablo de Labradores (désormais Galeana), fondée en 1802 par Juan Camacho et José María Moreno dans une petite vallée qui, jusqu'alors, n'avait été qu'un lieu de passage pour les peuples autochtones guachichiles et pames[1].
La ville est située au cœur de la Sierra Madre orientale, dans la partie occidentale du canyon de Santa Rosa[2], ce qui facilite la communication entre la plaine du Golfe (à Linares) et l'Altiplano mexicain (à Galeana)[3]. En 1835, l'hacienda de San Pedro, ou de los San Pedros, est nommée Congrégation de San Pedro[4], et, quinze ans plus tard, le Congrès de l'État de Nuevo León l'a séparée (ainsi que les ranchos La Boquilla, La Laguna de Santa Rosa et El Saucillo) de la municipalité de Galeana — par le décret no 70 du — sous le nom de Villa de San Pedro de Iturbide[5].
Lors de la création du nouveau district ou de la nouvelle commune, les ranchs situés au sud-est — Tunamanza, Cuevas et Camarones — demandent à y être rattachés ; en effet, à cette époque, cette région est revendiquée tant par l'État de Tamaulipas, qui la considère comme faisant partie de la commune de Villagrán, que par celui du Nuevo León, qui la considérait comme faisant partie de celle de Río Blanco (désormais Aramberri)[6].
En , le gouverneur du Nuevo León, Santiago Vidaurri, conféra de larges pouvoirs au maire de Linares, José María Benítez y Pinillos, afin de délimiter les juridictions de Linares, San Pedro de Iturbide et Galeana. Depuis lors, le territoire de la commune d'Iturbide comprend à la fois la ville de San Pedro de Iturbide et la région de Camarones[7].
Don Francisco Martínez Salazar est le premier maire de San Pedro de Iturbide[8]. C'est également lui qui, des années auparavant, avait commandé la Garde nationale lorsque celle-ci avait vaincu les envahisseurs américains dans le canyon de Santa Rosa[9].
Pendant l'invasion américaine, après la capitulation de Monterrey, le gouverneur Francisco de P. Morales et le Congrès de l'État s'installèrent à l'Hacienda el Potosí, dans la vallée de Labradores[10]. Le , l'armée américaine, sous le commandement du colonel Nay, se lance à leur poursuite vers Galeana par le canyon de Santa Rosa, mais elle y est vaincue par la Garde nationale, composée d'habitants des communes actuelles d'Iturbide, de Galeana et de Rayones[11].
À l'époque du Second Empire, les 11 et , San Pedro de Iturbide est pillé et incendié par l'armée impérialiste, sous le commandement du général Douay et du commandant Sebastián Auojador, qui recherchaient les familles des militaires républicains Pedro Martínez de la Peña et Mariano Escobedo de la Peña[12]. Un mois plus tard, le , l'armée républicaine, sous les ordres de Mariano Escobedo de la Peña[13], gagne face aux impérialistes lors de la bataille de Santa Gertrudis, à Tamaulipas[14].
Démographie
Localités
En 2020, la municipalité compte 55 localités[15].
Notes et références
- ↑ Gómez Danés Pedro Pedraza Salinas Jorge, Francisco Martínez Salazar; Monografías de la Villa de San Pedro de Iturbide, Ayuntamiento de Iturbide, N. L. y UANL, .
- ↑ (es) Pedro Gómez Danés, Monografías de la Villa de San Pedro de Iturbide III: Geografía Física Siglo XVII, Ayuntamiento de San Pedro de Iturbide, N. L., .
- ↑ (es) Israel Cavazos Garza, 27 Municipios de Nuevo León: Páginas sobre su historia, UANL, (ISBN 978-607-433-606-1), p. 147.
- ↑ (es) Francisco Javier Alvarado Segovia, Villa de San Pedro de Iturbide: Repaso de su Historia., Ayuntamiento 2000-2003 de San Pedro de Iturbide, N. L., , p. 34.
- ↑ (es) Pedro Gómez Danés Jorge Pedraza Salinas, Francisco Martínez Salazar; Monografías de la Villa de San Pedro de Iturbide., Ayuntamiento de Iturbide, N. L. y UANL, , p. 31.
- ↑ (es) Francisco Javier Alvarado Segovia, Villa de San Pedro de Iturbide: Repaso de su Historia., Ayuntamiento 2000-2003 de San Pedro de Iturbide, N. L., , p. 19, 20, 21.
- ↑ (es) Francisco Javier Alvarado Segovia, Villa de San Pedro de Iturbide: Repaso de su Historia, Ayuntamiento 2000-2003 de San Pedro de Iturbide, N. L., , p. 45, 57, 58.
- ↑ (es) Pedro Gómez Danés Jorge Pedraza Salinas, Francisco Martínez Salazar; Monografías de la Villa de San Pedro de Iturbide., Ayuntamiento de San Pedro de Iturbide, N. L., .
- ↑ (es) Pedro Gómez Danés, Monografías de la Villa de San Pedro de Iturbide III: Geografía Física Siglo XVII., Ayuntamiento de San Pedro de Iturbide, N. L., , p. 20.
- ↑ (es) Santiago Roel, Nuevo León: Apuntes Históricos. (11 ed)., Monterrey, N. L., , p. 148.
- ↑ (es) Saúl Balderas Peña, Galeana, N. L.: La Trinchera del Sur, H. Congreso del Estado de Nuevo León., , p. 110, 115.
- ↑ (es) Francisco Javier Alvarado Segovia, Villa de San Pedro de Iturbide: Repaso de su Historia., Ayuntamiento 2000-2003 de San Pedro de Iturbide, N. L., , p. 62, 65.
- ↑ (es) « Gral. Mariano Escobedo - Congreso del Estado de NL » (consulté le ).
- ↑ (es) Israel Cavazos Garza, Mariano Escobedo, Gobierno del Estado de Nuevo León, (ISBN 968-6211-89-6).
- ↑ (es) « Panorama sociodemográfico de México. Nuevo León » [PDF], Institut national de statistique et de géographie, (consulté le )

