Ivan Sneguiriov

From Wikipedia, the free encyclopedia

Ivan Mikhaïlovitch Sneguiriov (Ива́н Миха́йлович Снегирёв), né le [1]/ à Moscou et mort le 9/ à Saint-Pétersbourg, est un historien, ethnographe, folkloriste, parémiologue, archéologue et historien d'art russe, membre du cercle de Nikolaï Roumiantsev, partisan de la théorie de la nationalité officielle (basée sur l'orthodoxie, l'autocratie et la nationalité), membre-correspondant de l'Académie impériale des beaux-arts[2].

Il naît le à Moscou[3] dans la famille de l'écrivain Mikhaïl Sneguiriov (1760-1820). Il reçoit d'abord une instruction à domicile et en 1802 entre au gymnasium de l'université de Moscou. Il étudie à l'université impériale de Moscou à partir de 1807[4]. Il est diplômé de la faculté de sciences morales et politiques en 1809 et de lettres en 1810, recevant une médaille d'argent et le rang de candidat au doctorat en lettres. Il est nommé au début au poste d'archiviste de l'université, et lors de l'évacuation de Moscou avant le grand incendie de Moscou (1812), il peut sauver des documents des premières années de la fondation de l'université[5].

Il reçoit le grade de magister de lettres après avoir défendu sa thèse intitulée en latin De profectibus Romanorum in disciplines severioribus (1815). Il enseigne le latin à partir de 1816 à la chaire de lettres et antiquités romaines à l'université impériale de Moscou, en tant qu'« adiunct », puis de professeur extraordinaire (). En 1836, Sneguiriov est nommé professeur ordinaire[5]. En 1817-1827, il enseigne aussi les lettres russes au gymnasium de la Maison d'éducation de Moscou.

Il travaille aussu au comité de censure de Moscou pour la publication de littérature russe (1828-1855); la publication d'œuvres, telles que Les Âmes mortes ou Eugène Onéguine est effective à cette époque. Il est membre de la Société des amateurs de littérature russe et en 1821 il en devient le bibliothécaire. Il dirige la restauration de documents anciens du Kremlin. Il est fait membre-correspondant de l'Académie impériale des beaux-arts en 1854[6].

Il porte une grande attention sur l'histoire de l'orthodoxie en Russie. Il trouve deux rouleaux en cuivre de l'église Saint-Josaphat d'Izmaïlovo. Il était proche du métropolite de Moscou et de Kolomna, Philarète. Il collabora pour plusieurs revues dont Le Moscovite ou Le Messager russe.

Il meurt d'une crise cardiaque à l'hôpital Marie de Saint-Pétersbourg en 1868. Il est enterré au cimetière Saint-Lazare du monastère Saint-Alexandre-Nevski de Saint-Pétersbourg[3].n

Travaux scientifiques

C'est l'un des premiers à étudier les proverbes russes, les dictons, les évènements et les fêtes populaires et les rites russes. En 1831-1834, il publie Les Russes dans leurs proverbes... («Русские в своих пословицах. Рассуждения и исследования об отечественных пословицах и поговорках») (livres 1-4).

En 1836, il cesse d'enseigner et se consacre à ses recherches ethnographiques et archéologiques. En 1837-1839, il fait paraître Fêtes folkloriques russes et rites superstitieux («Русские простонародные праздники и суеверные обряды»), ouvrage pour lequel il reçoit le prix Demidov de l'Académie des sciences. En 1844, il publie Sur les estampes populaires du peuple russe («О лубочных картинках русского народа»)[7]. Par la suite, ses ouvrages sur la Moscou ancienne se suivent: Monuments de la Moscovie ancienne («Памятники московской древности», Moscou 1842-1845)[8], en collaboration avec Alexeï Martynov, Les Monuments de l'art ancien russe («Памятники древнего художества в России», Moscou, 1850).

Il introduit dans l'histoire de l'art le terme de « parsouna » (portrait ancien russe)[9].

Il traduit avec Sergueï Nemirov en 1809-1810 du prince de Ligne Lettres, pensées et œuvres choisies[10].

Sneguiriov est le premier biographe du métropolite Platon II de Moscou.

Publications

Т. 1. Кн. 1. — 1871. — XVI, 294, 32 с.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Source de la traduction

Related Articles

Wikiwand AI