Ivo Maroevic

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Ivo Maroevic
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Biographie
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Nationalité
Activités

Ivo Maroevic, né le à Stari Grad sur l'île de Hvar, en Croatie, et mort à Zagreb le . Il est un muséologue spécialisé dans la préservation du patrimoine et de l’urbanisme[1].

Il a été professeur à la faculté des Sciences sociales et humaines de Zagreb, et conservateur du musée de Sisak[1]. Il est membre de l’Institut de restauration de Croatie et de l'ICOFOM[2].

Formation

Ivo Maroevic obtient en 1960 son diplôme d’Histoire de l’art en anglais, à l’Université de philosophie de Zagreb, en Croatie. En 1971, à la même Université, il soutient sa thèse de doctorat sur la ville de Sisak, ville et architecture [réf. nécessaire].

Parcours professionnel

Il deviendra conservateur du musée municipal de Sisak entre 1965 et 1969.

Ivo Maroevic fut enseignant, notamment à l’école primaire de Grubišno Polje. Il fut professeur d’anglais, et dispensa des cours de culture visuelle, de conservation et de documentation.

Il prit par la suite la direction de l’Institut de restauration de Croatie à Zagreb jusqu’en 1983[3].

À l’Université de Zagreb, il fut enseignant puis doyen adjoint. En 1986, il fut l’un des fondateurs de la chaire de muséologie au sein de l’Université de Zagreb, au département des sciences de l’information. L’enseignement donné concernait la muséologie, la conservation et la protection du patrimoine culturel et des collections muséales. Il dirigea, entre autres, la thèse de Peter van Mensch, publiée en 1992.

Rôle international

Ivo Maroevic fit partie de l’ICOM (Conseil International des Musées) et œuvra pour la création du comité de l’ICOM en Croatie en 1991, reconnu comme membre de l’ICOM à l’Assemblée Générale de Québec en 1992.

Il appartint à l’ICOMOS (Conseil international des monuments et des sites) depuis 1976 et l’ICTOP (Comité international pour la formation du personnel) depuis 1995, mais également à l’ICOFOM (Comité international pour la muséologie). Il en fut le vice-président entre 1998 et 2002 et publia au sein de sa revue ICOFOM Studies[4].

Au-delà de son engagement international, Ivo Maroevic s'est investi dans les questions de conservation et préservation du patrimoine en Europe de l’Est, notamment au sein de l’AHF (Arbeitskreis fuer Hausforschung) depuis 1975, et du Comité national de l’ex-Yougoslavie dont il fut un membre actif à partir de 1977. Il appartint au comité d’experts pour la restauration de Dubrovnik après le séisme de 1982 à 1989, puis, également après la guerre d’indépendance de la Croatie entre 1992 et 1993. Depuis 2005, Ivo Maroevic fait partie, pour l’Unesco, du comité croate au conseil pour la protection des monuments culturels.

Tout au long de sa carrière, Maroevic publia des ouvrages de référence (environ une douzaine d’ouvrages), et dans la presse spécialisée (près de 400 articles entre 1969 et 2005). Il écrivit principalement dans la revue de l’ICOFOM (ICOFOM Studies) mais également au sein de la revue Informatica Museologia, unique revue croate dédiée à la muséologie, dirigée un temps par son compatriote Tomislav Sola[5]. Ses publications traitent, pour l'essentiel, de ses recherches sur l’actualité de la muséologie, mais aussi de l’histoire de l’art et de l’urbanisme.

Prix

Ivo Maroevic a reçu plusieurs prix : le Bozidar Adzija Prize par la Fédération des conservateurs de Croatie, La croix de Sika, le prix de la ville de Zagreb, le prix Matica Hrvatska pour le livre War and Heritage in Croatia et le prix « Pavao Ritter Vitezovic » pour l’ensemble de sa carrière, par l’Association des musées croates.

Recherches et théories

Notes et références

Publications

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