Jabir Usfur

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Décès
Nom dans la langue maternelle
جابر عُصفُورVoir et modifier les données sur Wikidata
Gaber Asfour
Fonctions
Ministre de la Culture
-
Mohamed Arab (en)
Abdel Wahed Al-Nabawi (d)
Ministre de la Culture
-
Président
Dâr Al-Kutub
-
Mahmud Fahmi Hijazi (d)
Nasser Alansari (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
جابر عُصفُورVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Faculty of Arts Cairo University (en) (Doctor en llengua àrab (d)) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Jabir Usfur ou Jaber Asfour ou encore Ǧābir ʿUṣfūr (en arabe : جابر عصفور) est un universitaire, critique littéraire et homme politique égyptien. Il est né en 1944 et mort en 2021. Il fut secrétaire général du Conseil suprême de la culture et ministre de la Culture en Égypte.

Il est né le à El-Mahalla El-Kubra, dans le delta du Nil[1],[2]. Diplômé en langue arabe par l'université du Caire en 1969[3], il obtient son doctorat en 1973[2] et enseigne la littérature arabe dans cette même faculté. Il a été secrétaire général du Conseil suprême pour la culture. Il a présidé le Conseil national de la traduction. Il fut deux fois ministre de la culture. La première, brièvement, en 2011, pendant le mouvement de protestation, et une seconde en 2014-2015[1],[2]. Il a été rédacteur en chef du magazine Fusul[2], une revue de critique littéraire.

Il est mort le [1].

Œuvre

Il plaide pour le rationalisme (« Il ne faut pas avoir peur de la raison ») et la liberté d'expression, indispensable à l'écrivain[4]. Il défend le concept de laïcité, qui fait l'objet d'un malentendu : la laïcité n'est pas contre les religions, au contraire, elle les protège[5].

Il constate que la production littéraire du XXe siècle est massivement dominée par le genre romanesque[4].

Comme critique littéraire, il a une dette à l'égard de Taha Hussein[6]. Dans son autobiographie au titre nostalgique Zaman jamil madaa, il met au crédit de Nasser d'avoir rendu l'éducation gratuite et universelle en Égypte[7]. Il admire Ernest Hemingway, mais aussi le chanteur Abdel Halim Hafez[7].

Il a écrit, en arabe :

  • al-muqawamat bi 'l-kitaba La résistance par l'écriture ») ;
  • Fi mahabat 'alf laylat wa layla (sur l'amour dans les Mille et une nuits) ;
  • Tahadiyat al-naaqid al-muʿasir Les défis de la critique contemporaine ») ;
  • Li l-tanwir wa l-dawla al-madania (pour les Lumières et l'État civil) ;
  • al-riwayat wa l-astinâra (le roman et les Lumières) ;
  • al-naqd al'adabiu wa lhuiat al-thaqafia Critique littéraire et identité culturelle ») ;
  • Muajahat al'iirhab Contrer le terrorisme ») ;
  • Al Maraya Al Mutajawira, Dirasa fî Naqd Taha Hussein (étude sur la critique de Taha Hussein) ;
  • Al Tanwir Yuwajih Al Ithlam (les Lumières contre l'obscurantisme) ;
  • Difa’an An Al Tanwir Défense des Lumières ») ;
  • Zaman al-Riwaya Le temps du roman ») ;
  • Zaman jamil madaa C'était une belle époque »).

Distinctions

Liens externes

Références

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