Jacking (danse)
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Le jacking, aussi appelé jackin' ou jack, est un mouvement de danse freestyle consistant à faire onduler le torse d'avant en arrière. Il apparaît avec l'émergence de la Chicago house dans les années 1980.
Ce style de danse se serait développé dans des boîtes de nuit de Chicago comme le Warehouse et le Power Plant, où le pionnier de la house Frankie Knuckles est DJ, et le Music Box de Ron Hardy, au début des années 1980[1].
D'après le journaliste musical Simon Reynolds, de la même manière que la house music a évolué en partie du disco, le jacking est né de l'expressivité de la danse disco[2]. Plus encore que le disco, la house music prône un « abandon de la subjectivité et de la volonté propre », promouvant « l'extase d'être subjugué par le rythme »[2]. Il considère le jacking comme le reflet de cet abandon de la subjectivité.
« Some of the music is explicitly sexual because some of the individuals are explicitly sexual. House is suited for the way people dance now, which is like being in bed but standing up. ‘Jacking’ is to house as ‘boogying’ was to disco. »
« Certaines musiques sont explicitement sexuelles parce que certaines personnes le sont elles-mêmes. La house correspond bien à la façon dont les gens dansent aujourd’hui, qui s’apparente à une position de lit, mais debout. Le jacking est à la house ce que le boogie était au disco. »
Barry Walters avance une explication similaire concernant le contenu sexuel du « jacking » dans son article de 1986 sur la musique house paru dans le magazine SPIN :
« In disco, dance had gradually shed its role as courtship ritual and opened up into unpaired freestyle self-expression. Jacking took this to the next stage, replacing pelvic thrust and booty shake with a whole-body frenzy of polymorphously perverse tics and convulsive pogo-ing. »
« Dans le disco, la danse avait progressivement perdu son rôle de rituel de séduction pour devenir une nouvelle manière de s'exprimer librement. Le jacking a poussé ce phénomène plus loin, remplaçant le pelvic thrust et le booty shake par une frénésie du corps entier de tics polymorphiquement pervers et de pogos convulsifs. »
Le DJ et producteur de disques Chip E. explique également les mouvements corporels du jacking en faisant référence à la sexualité :
« House lyrical content consists of dancing and sex. ‘Jacking your body’ (moving up and down on a dance floor) can easily slide into sex. [...] Like the incessantly booming beat, house sexuality is reduced to absurdly aggressive basics, but not without a self-mocking playfulness and an underlying message of liberation. »
« Les paroles de la house évoquent la danse et le sexe. « Jacking your body » (se déhancher de haut en bas) peut facilement mener à l'acte sexuel. [...] À l'instar du beat lancinant, l'aspect sexuel de la house se réduit à des éléments déraisonnablement agressifs, mais non sans auto-dérision et un message sous-jacent de libération. »