Jacob Couturier
député aux Etats généraux de 1789
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Jacob Couturier, né le à Minot en Bourgogne et mort le à Léry dans le département de la Côte-d'Or, est un député français du clergé aux États généraux de 1789.
| Député de l'Assemblée constituante | |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 67 ans) |
| Nationalité | |
| Activité |
Curé |
Biographie
Jacob Couturier est né le à Minot en Bourgogne[1],[2]. Il est le fils de Jean Couturier, notaire royal et de Claudine Petit[2]. Le frère de Jean Couturier, Claude Couturier, oncle de Jacob, est curé d'Arnay-le-Duc et doyen de Minot. Le frère de Jacob, Jean Couturier, est jésuite et professeur[3].
Jacob Couturier est bachelier en droit civil et canonique[4]. Il est chanoine de Grancey et vicaire de Bussières[5]. Quand commence la Révolution, il est curé de Salives[6],[7],[1],[4].
Le [1],[2], il est élu député du clergé du bailliage de la Montagne à Châtillon-sur-Seine aux États généraux[6],[1],[4],[2]. Il est le seul député du clergé de son bailliage[6],[2].
À l'Assemblée nationale constituante, il manifeste son opposition à la Révolution[1]. Il peut être classé à droite, dans le groupe des aristocrates[8]. Le , il refuse la réduction du nombre de paroisses. Le , il se plaint de la date tardive () du traitement promis aux membres du clergé[1]. Il refuse de prêter tel quel le serment à la constitution civile du clergé, voulant émettre des réserves[9],[1].
Le , il crée un incident violent : comme l'Assemblée vient de décréter que la consécration d'un évêque peut avoir lieu dans n'importe quelle église, il lance une provocation : « que la consécration des évêques puisse se faire même dans une synagogue ou dans un temple des protestants »[10],[11]. Il est applaudi à droite et le procès verbal précise que cet amendement est proposé par « l'un de ceux qui ont refusé de prêter le serment exigé par la loi »[12].
Jacob Couturier est nommé curé de Léry, à la place de son frère Jean, en 1803[13]. Jacob Couturier est mort le à Léry dans le département de la Côte-d'Or[2].
Publication
- Opinion de M. Couturier, curé de Salives, député de Chatillon-sur-Seine, prononcée le 8 mai 1791, sur l'arrêté du département de Paris, Paris, Caillot et Courcier, , 10 p. (lire en ligne).