Jacob Vernes

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Jacob Vernes, né le à Genève, mort le [1] à Genève, est un théologien et pasteur protestant de Genève, célèbre pour sa correspondance avec Voltaire et avec Rousseau et auteur de Confidence Philosophique.

Dans cette œuvre écrite sous la forme d’un roman, Jacob Vernes s’en prend à Voltaire et aux principes de l’école encyclopédiste. Sa verve pamphlétaire assura le succès de ce bréviaire de l’antimatérialisme qui fut largement traduit et diffusé en Europe.

Famille

D'une famille originaire du Vivarais et réfugiée en Suisse à la suite de la révocation de l'édit de Nantes, Jacob Vernes est le fils de Françoise Marguerite Marin (1703-1780) et du négociant Jean Georges Vernes (1696-1763), qui acquiert la bourgeoisie de Genève en 1722.

Son frère aîné, Pierre Vernes (1724-1788), poursuivra le négoce paternel et sera le grand-père de Charles Vernes.

Jacob Vernes épouse Marie-Françoise Clarenc, de Puylaurens, mais celle-ci étant morte moins d’un an plus tard, il se remarie, le , avec Marianne Simonde, belle-sœur de Jean-Jacques Juventin, tante de l’historien Jean de Sismondi et mère de François Vernes de Luze[2].

Pasteur

Éduqué en tant que pasteur[1], Vernes était un homme riche, bien élevé et cultivé, qui avait beaucoup d’amis. À l’âge de 22 ans, il fait une tournée en Europe, où il rencontra beaucoup de grands intellectuels de l’époque[3].

Entre 1755 à 1760, il publie à Genève une revue trimestrielle intitulée Choix littéraire, dont il est le rédacteur-éditeur[4].

Pasteur, entre autres, de Céligny (1761-1768) et du Grand-Saconnex (1768-1770), Jacob Vernes devint pasteur à Genève en 1771[1], avant d’être déposé en , après que des perturbations dans la ville amenèrent les Français et les cantons de Zurich et de Berne à intervenir du côté du parti aristocratique[5].

Œuvre

Vernes a collaboré avec son ami Antoine-Jacques Roustan à une Histoire de Genève restée sous forme de manuscrit. Il a écrit et publié de nombreux ouvrages sur la religion. Vernes partageait avec certains de ses contemporains l’idée que la religion devait être considérée sous l’angle de l’émotion et pas seulement sous celui de la froide raison. Dieu avait donné aux hommes des « cœurs sensibles » et la capacité de ressentir un « sentiment intérieur religieux[6] ».

Il pratiquait l’ambigüité sur certains sujets, écrivant, par exemple que la Bible contenait des preuves à la fois pour et contre la doctrine du châtiment éternel[7]. Vernes aurait soutenu des opinions non orthodoxes socinianistes ou arianistes sur la nature du Christ qui se seraient reflétées dans ses écrits[8]. L’Église de Genève n’a pas adopté officiellement son Catéchisme à l’usage des jeunes gens publié en 1779, qui diffère des autres calvinistes post-orthodoxes dans sa théologie simplifiée, tout en reconnaissant la nécessité de s’appuyer sur les Écritures pour pleinement comprendre les vérités religieuses essentielles[9].

Voltaire et Rousseau

Pour approfondir

Notes et références

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