Née le , Jacqueline Aubry est la fille de Marcel Aubry et de Madeleine Robin, mariés en 1928 et propriétaires d'une pâtisserie à L'Île-Bouchard. Jacqueline a un frère aîné, Jacques (1933-1997) et une sœur, Jeanne (1940-2011). Ses parents ne pratiquent pas, mais elle est scolarisée à l'école primaire tenue par les Sœurs de Jeanne Delanoue et suit le catéchisme de la paroisse[1],[2].
Grotte de Notre-Dame de la Prière, où seraient apparus la Vierge et l'ange.Jacqueline lisant sans lunettes (1947).
Du 8 au , alors âgée de 12 ans, Jacqueline aurait été témoin, avec sa sœur Jeanne, sa cousine Nicole Robin (1937-2018) et une voisine, Laura Croizon (1939-1999), d'apparitions de la Vierge Marie et de l'ange Gabriel dans l'église Saint-Gilles de L'Île-Bouchard. Celle-ci leur aurait demandé de prier pour la France, les familles, les vocations et les pécheurs, et de faire construire une grotte - qui deviendra par la suite le sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Prière. Au cours des apparitions, Jacqueline, alors malvoyante, est guérie de façon inexpliquée[3].
Jacqueline obtient son certificat d'étude en 1949. Son père meurt d'un cancer en 1951. La mère de Jacqueline, après avoir mis la pâtisserie en location, s’installe à Tours avec ses enfants. Jacqueline travaille quelque temps dans une boutique d’objets d’art puis, grâce à une religieuse qui aide sa famille, elle prépare le brevet élémentaire et devient institutrice. Elle enseigne à l’Institut Saint-Saturnin puis à l’école Notre-Dame-La-Riche à Tours. Ses dons pédagogiques lui valent une appréciation élogieuse de l’inspecteur. Très aimée des enfants, elle éveille chez plusieurs d’entre eux une vocation sacerdotale ou religieuse. Elle prend sa retraite en 1992 et revient habiter L'Île-Bouchard où elle témoigne des apparitions auprès des pèlerins. En 1998, elle entre dans la communauté de l'Emmanuel[1],[5].