Après un séjour de plus de dix ans en Nouvelle-Calédonie, elle soutient en 1970 une thèse de doctorat d'État sous la direction d'André Martinet sur «Le houailou, description phonologique et syntaxique». Elle devient ensuite (en 1972) professeur à l'INALCO, où elle exerce jusqu'à sa retraite diverses responsabilités scientifiques et administratives, notamment comme directrice de département, directrice du Centre de recherches sur l'oralité et du Centre de recherches austronésiennes (d).
Elle a publié, outre sa thèse éditée par la SELAF sous le titre «La langue de Houaïlou», de nombreux articles consacrés aux langues océaniennes dans des revues et des ouvrages collectifs.
Elle est aussi la mère d'Emmanuel Kasarhérou, grand conservateur des arts kanaks et océaniens, et président du Musée du Quai Branly - Jacques-Chirac. Emmanuel Kasarhérou a réussi entre autres l'exploit de documenter plus de 5 000 objetskanaks à travers le monde, en visitant ou en s'entretenant avec plus de cent grands musées internationaux.