Jacques-Arnaud Penent

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Décès
(à 51 ans)
MoulisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jacques Arnaud Michel Pierre Penent d'Izarn
Nationalité
Jacques-Arnaud Penent
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Biographie
Naissance
Décès
(à 51 ans)
MoulisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jacques Arnaud Michel Pierre Penent d'Izarn
Nationalité
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A travaillé pour
Partis politiques

Jacques-Arnaud Penent, né Jacques-Arnaud Michel Pierre Penent d'Izarn le à Toulouse dans la Haute-Garonne et décédé le à Moulis en Ariège[1], est un écrivain et journaliste français.

Il a été parmi les témoins les plus laudateurs de Mai 68 (notamment dans le journal Combat et dans son ouvrage Un printemps rouge et noir). De noblesse occitane (qu'il a un moment niée), il n'a pas prolongé son passage dans la mouvance socialiste.

Il naît à Toulouse le . Il fait ses études secondaires au Lycée Condorcet, et prépare une licence d'histoire. En 1961, à 18 ans, il est secrétaire du Front lycéen antifasciste, et membre du bureau du Front d'Action des Intellectuels antifascistes (où figure notamment Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir). En 1963, à 20 ans, il est secrétaire général des étudiants du Parti socialiste unifié (P.S.U.), et expose, à la Mutualité, la politique du P.S.U. en compagnie de Pierre Naville, Laurent Schwartz, Gilles Martinet et Édouard Depreux. Il démissionne de toute fonction politique en 1964. Il était membre de la fédération de l'Ariège du P.S.U. Il publie Les Temps morts en 1964.

En 1968, journaliste à Combat, il publie le lundi , au lendemain du premier vendredi d'émeute au Quartier latin un article intitulé « Qui sont les enragés ? » dans lequel il fait un parallèle avec les étudiants « enragés » du . Dans le numéro du (dernière édition), sur deux colonnes à la une, il écrit : « Les syndicats ouvriers doivent proclamer sans délai la grève générale. Les partis et organisations solidaires des étudiants doivent renverser le gouvernement. Enfin, vous tous qui nous lisez, refusez d'être complices. Un crime vient d'être commis. Nous n'aurons pas assez de mains pour désigner les coupables. Nous n'aurons pas assez de citoyens dans nos rues de cette Barbarie (sic). Nous n'aurons pas assez de résolutions pour renverser l'État policier. Paris ne sera pas Madrid ! » Le , au lendemain de l'immense manifestation du , dans son article « Et demain ? » il écrit : « J'ai vu des jeunes du printemps 1968 rendre leurs 20 ans et l'espoir aux jeunes de 1936. », annonce qu'il vient de démissionner de la Section française de l'Internationale ouvrière (S.F.I.O.) et lance un appel pour créer un Comité d'Action à partir de Combat : « J'ai l'intention de constituer un comité à partir de Combat. Nous vous attendons. Et tous ensemble, nous apporterons à nos camarades la violence de nos refus, la force de nos résolutions. Ce mouvement n'est à personne car nous sommes tous ce mouvement… ».

À la fin du mois de mai, il fonde avec Marc Valle, Pierre Kyria et une cinquantaine de lecteurs de Combat qui ont répondu à son appel, le Mouvement socialiste de Mai 68 (M.S.M. 68). À l'automne 1968, il publie Un printemps rouge et noir, en rapport avec les évènements de Mai 68. Il prit un moment part au Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste (C.E.R.E.S.).

Il avait également collaboré pour Paris Match. Il se suicide à Moulis en Ariège le , à 51 ans[2].

Œuvres

Citations

Notes et références

Voir aussi

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