Jacques-Jean Dutry
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| Jacques-Jean Dutry | |
Vue de la façade du château Gavergracht à Vinderhoute, d'après Pierre-Jacques Goetghebuer, Choix des monumens, édifices et maisons les plus remarquables du Royaumes des Pays-Bas, Gand, Imprimerie de A.B. Steven, 1827, planche LXXII. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Naissance | Gand, Belgique |
| Décès | (à 78 ans) Gand, Belgique |
| Mouvement | Architecture néoclassique |
| Formation | Académie royale des beaux-arts de Gand |
| Œuvre | |
| Réalisations | Château Gavergracht, Jardin anglais du château d'Ooidonk, chaire à prêcher de l'Église Saint-Jacques de Gand |
| Entourage familial | |
| Père | Adrien Dutry |
| Mère | Marie-Anne Fermondt |
| Famille | Josse Fermondt (cousin et beau-père) |
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Jacques-Jean Dutry, né le à Gand et dans cette ville, est un architecte originaire des Pays-Bas méridionaux. Il a dessiné les plans de plusieurs châteaux, maisons de campagne et jardins dans la région de Gand (Flandre-Orientale, Belgique)[1].
Famille
Jacques-Jean (Jacobus-Joannes) Dutry, né à Gand le [2], est le treizième enfant d'Adrien et de Marie-Anne Fermondt. Il épouse à Gand (Saint-Michel-Sud) le Anne-Marie Fermondt, fille de son cousin germain l'architecte Josse Fermondt et de Louise-Josèphe Hebbelynck, dont il eut onze enfants[3].
Formation
Il apprend les premiers éléments d’architecture à l'Académie royale des beaux-arts de Gand, où il remporte le le premier prix de la seconde classe, et le le premier prix de la première classe d'architecture[4]. Il reçoit parallèlement une formation traditionnelle de maître d'œuvre au sein de la corporation des Métiers unis des Charpentiers et des Menuisiers de Gand où il reçoit la maîtrise en 1773. En , il informe la direction de l’Académie royale des beaux-arts de Gand qu’il quitte l’école et se rend à Paris avec quatre autres condisciples de la section d’architecture[5].
Carrière
À partir de 1776, il est mentionné dans l’annuaire de Gand comme maître charpentier. Il habite alors rue aux Draps (Drabstraat) à Gand chez son cousin germain, l’architecte et maître maçon Josse Fermondt. En 1787, il s'établit quai des Dominicains (Predikherenlei). À partir de 1784, il devient juré et maître à l’épreuve de la corporation des Métiers unis des Charpentiers et des Menuisiers de Gand. Pendant la révolution brabançonne, il exerce temporairement la fonction de directeur de travaux publics[6]. De 1789 à 1808, il est en outre mentionné comme directeur-artiste de l'Académie royale des beaux-arts de Gand[7]. Il devient l'un des principaux architectes actifs à Gand durant le dernier quart du XVIIIe siècle. Ses biographes le décrivent surtout comme l’architecte de nombreux châteaux, maisons de campagne et jardins aux environs de Gand. Selon Dirk Van de Vijver, les dessins énumérés dans le catalogue de vente de sa bibliothèque et de sa collection[8] témoignent de ses compétences comme ingénieur hydraulicien et bâtisseur d'églises pour les abbés de l'abbaye Saint-Pierre de Gand[9].
Style
Son style est un classicisme strict marqué d'influences anglaises et françaises[10]. À ce titre, il est un des représentants de l'architecture néoclassique en Belgique.