Jacques Boucher (juge)
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Famille
Jacques Boucher est le fils de Zénon Boucher (1879-1945) et Caroline Coley. Son père a été échevin de la Ville de Hull (1922-1936) et gérant général de Boucher Frères (commerce de bois et de charbon). Il est le deuxième d'une famille de sept, il a deux frères, Jean et François ainsi que quatre sœurs : Françoise, Suzanne, Madeleine et Marguerite. En 1945, il épouse Marie Farley[1], fille de Gracia Lafond et de Arthur Raymond Farley, un éminent pharmacien de Hull. Ils ont 6 enfants soit Lucie, Caroline, Pierre, Charlotte, Guy et Brigitte.
Études
Après des études primaires au collège Notre-Dame de Hull, il entre, en 1926, au High School de l'Université d'Ottawa, où il gagne la médaille du sénateur Louis Côté. C'est à l'Université d'Ottawa qu'il obtient son Baccalauréat ès Arts avec grande distinction en 1934. Il se mérite le trophée Villeneuve en tant qu'orateur vainqueur d'un débat universitaire contre les orateurs de l'Université de Montréal. Le bilinguisme avait été le sujet du débat et un des juges était le Très Honorable Ernest Lapointe.
En , il obtient sa licence en droit à l'Université de Montréal. Il y reçoit la médaille du Gouverneur Général, celle du Lieutenant Gouverneur de Québec ainsi que la médaille du barreau de Paris en droit civil et municipal. Fait à noter, lors de son passage, il reçoit aussi la médaille de l'Association Canadienne Amateure pour le sprint (course).
Vie Professionnelle
Jacques Boucher est admis au barreau de la province de Québec en . Il travaille en pratique privée jusqu’en 1944 et devient ensuite substitut du procureur général au palais de justice de Hull. Il est également nommé secrétaire du barreau de Hull en 1945 et reçoit le titre de conseiller du roi en 1946. En 1950, il est nommé juge à la cour du magistrat et devient le plus jeune juge à exercer cette position.
C’est en 1961 qu’il est assermenté, par le juge en chef W. B. Scott, comme juge à la cour supérieure en remplacement de l’Honorable juge Alexandre Taché. Lors de son assermentation, le juge Paul Sainte-Marie s’est exprimé ainsi : « Sa science légale, sa connaissance de la nature humaine, ses qualités de gentilhomme et de courtoisie feront du juge Boucher un excellent juge de la cour supérieure »[réf. nécessaire].
Il continue d’exercer ce poste ainsi que d’autres mandats jusqu’à ce que de graves problèmes de santé l’arrêtent en 1982. Il décède le .
