Jacques Chartier, né le à Paris, est un diplomate français. Spécialiste des langues slaves, il exerce notamment comme consul général à Vienne, à Londres et à Milan, avant d’être nommé ministre plénipotentiaire de France à Tirana[1],[2].
Jacques Chartier est docteur en droit, licencié ès lettres et élève breveté de l’École des langues orientales vivantes[3].
Avant son entrée au ministère des Affaires étrangères, il effectue des missions à l’Office de législation comparée du ministère de la Justice et à l’Office international d’hygiène publique[3]. Il effectue également une mission scientifique en Pologne en 1920-1921[3].
Carrière diplomatique
Il sert notamment à l’ambassade de France à Moscou et à la légation de France à Riga, où sa connaissance des langues slaves est particulièrement remarquée[3].
Après sa nomination au grade de chevalier de la Légion d’honneur en 1933, il occupe successivement plusieurs fonctions à l’administration centrale et à l’étranger[3]:
Sa présence à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale est relevée dans plusieurs travaux consacrés aux relations franco-britanniques sous Vichy. Nicholas Atkin le présente comme un diplomate de carrière, qui succéda à Paul Morand, à la tête du consulat général de France à Londres[4]. Il apparaît par ailleurs à de nombreuses reprises dans le Journal de guerre – Vichy (1939-1943) de Paul Morand, avec lequel il entretenait des relations étroites. Le chapitre «The surveillance of exile: the Vichy consulates» met en lumière le rôle important qu’il exerça à Londres durant cette phase particulièrement sensible des relations franco-britanniques, jusqu’à son expulsion du Royaume-Uni en 1941 dans le contexte de la rupture progressive entre Londres et Vichy[5].
Milan puis Tirana
Nommé consul général à Milan en 1945, Jacques Chartier y achève l’essentiel de sa carrière consulaire[3]. Son élévation au grade d’officier de la Légion d’honneur est motivée par des appréciations particulièrement favorables sur son action dans cette ville[3].
Le , Le Monde annonce sa nomination comme «envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Tirana», en remplacement de Guy Menant, en rappelant ses principaux postes antérieurs, notamment à Belgrade, Moscou, Riga, Vienne, Londres et Milan[1]. La liste officielle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères le fait figurer parmi les chefs de la mission française en Albanie, avec prise de fonctions au [2].
↑(en) Nicholas Atkin, The Forgotten French: Exiles in the British Isles, 1940-1944, Manchester University Press, , Morand's place was taken by Jacques Chartier, a career civil servant, and a conseiller in the French Diplomatic Service.