Jacques Colette
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Jacques Colette, né en 1929 en Belgique, est un philosophe et historien de la philosophie franco-belge[1],[2]. Président d'honneur de la Société Søren Kierkegaard, il est professeur émérite de l'université Paris I - Panthéon-Sorbonne.
Jacques Colette commence par s'intéresser à l'étude de l’analytique existentialiste de Martin Heidegger et de son impact sur la théologie dialectique, ce qui reconduisait au penseur danois Søren Kierkegaard et à l'idéalisme allemand. D'où des traductions du danois et de l'allemand (Hamann, Hegel, Schelling, Husserl) et des études portant sur philosophie et littérature (Solger, Hölderlin, Michaux), philosophie et musique, le romantisme allemand, la phénoménologie (Husserl, Becker, Heidegger, Sartre, Merleau-Ponty, Levinas, Henry) et les philosophies de l'existence.
Titulaire d'un doctorat en théologie (1958) et d'un doctorat de 3e cycle à l'université Paris X - Nanterre présenté sous la direction d'Emmanuel Levinas (1972), il a soutenu sa thèse de doctorat d’État ès lettres en 1985, intitulée Le Langage et l'Immédiat, sous la direction de Jean Brun.
Après avoir été maître de conférences aux facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles (1966-1972), il fut chargé de recherches au CNRS en 1974 (centre de recherche phénoménologique et herméneutique dirigé par Paul Ricœur), puis professeur à l'université François Rabelais de Tours (1986), à l'université Paris I - Panthéon-Sorbonne (1991 à 1997)[3].
Jacques Colette cofonde la société Søren Kierkegaard[4] en 2000 et en est président d'honneur[5] depuis 2003.