Jacques Cuisinier
From Wikipedia, the free encyclopedia
Ixelles
Bruxelles
Postmodernisme
| Jacques Cuisinier | |
| Présentation | |
|---|---|
| Naissance | Ixelles |
| Décès | (à 84 ans) Bruxelles |
| Nationalité | |
| Mouvement | Fonctionnalisme Postmodernisme |
| Œuvre | |
| Réalisations | Centre international Rogier Passage Saint-Honoré Bâtiment Charlemagne Centre administratif de la Ville de Bruxelles Résidence Brusilia Hôtel Méridien |
| modifier |
|
Jacques Cuisinier, né à Ixelles le et mort à Bruxelles le , est un architecte belge spécialiste des tours d'immeuble de style fonctionnaliste.
Jacques Cuisinier étudia l'architecture à l'école Sint-Lukkas à Schaerbeek dont il sort diplômé en 1937. Les premières réalisations qui lui sont attribués datent des années 1950. Parmi celles-ci, citons entre autres l'Hôtel Amigo (1956-58) dans un style folklorique[1], à deux pas de la Grand-Place de Bruxelles, la Résidence de la Magnanerie (1957-61), le Centre international Rogier connu également sous le nom de Centre Martini ou de Tour Martini (1957-62, démolie en 2002). L'essentiel de ses projets furent réalisés durant les années 1960, période qui correspond aussi à l'apogée de sa carrière. Durant celle-ci il réalisa entre autres la Galerie Louise (1962-63), le bâtiment Charlemagne (1964- 67), le Centre Monnaie (1967-71) et la Résidence Brusilia (la plus haute tour d'habitation en Belgique jusqu'en 2014). La fin de sa carrière est marquée par la construction de l'Hôtel Méridien réalisé dans un style postmoderne d'inspiration néo-classique (1995) en face de la gare centrale.
Mis à part quelques grandes réalisations, son œuvre, pourtant prolifique, est globalement méconnue aussi bien du grand public que du milieu des architectes. Ce constat pourrait s'expliquer par le manque de style personnel de l'architecte : en effet celui-ci a aussi bien réalisé des tours de logements en béton armé que des habitations personnelles de style Louis XVI. Ce manque de personnalité ainsi que ses amitiés avec certains promoteurs immobiliers tel que Ado Blaton ou Charles de Pauw lui vaudront le surnom de « crayon souple »[2] parmi ses contemporains. Sur ce point, l'historien de l'architecture Sven Sterken exprime son point de vue :
« Si Cuisinier était plus que quiconque au service des promoteurs bruxellois, il a su, dans ses meilleures années, dépasser avec panache les contraintes commerciales.»[3]