Jacques David (horloger)
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Jacques David est un ingénieur suisse né le à Lausanne et mort à Berne.
Il est diplômé de l’École centrale Paris en 1866 et arrive à Saint-Imier en 1866 pour seconder son cousin Ernest Francillon dans la création d’une fabrique mécanisée d’horlogerie dénommée les Longines d'après le nom du lieu-dit où l'entreprise se développe. En 1867, il effectue un apprentissage d'horloger au Locle. Vice-président du Syndicat suisse des fabriques de montres et membre de la Chambre horlogère suisse. Actif en politique, il est conseiller communal à l'exécutif, de 1886 à 1893, puis au législatif, de 1899 à 1912, de Saint-Imier et député radical au Grand Conseil bernois de 1902 à 1912[1].
Il se rend en 1876 à l’Exposition universelle de Philadelphie, pour le compte de la Société intercantonale des industries du Jura. Lors de cette exposition, l'entreprise Waltham Watch Company expose une chaîne de montage de mouvements « industrielle », comprenant la première machine entièrement automatique pour produire des vis. Waltham et Elgin Watch Company sont déjà à même de produire en grandes quantités les pièces constitutives d'un mouvement de manière si précises, qu'elles sont interchangeables! Waltham y remporte la médaille d'or avec un lot de montres prises au hasard, directement de la production, devant toutes les autres entreprises participant, dont des marques Suisses réputées.
Rapport de Jacque David aux autorités horlogères
En véritable espion industriel, il décrit dans un célèbre rapport la production rationalisée qui permet à ces fabriques américaines d’inonder le marché de montres de qualité, mais peu coûteuses. Dans un milieu horloger suisse encore hostile au travail industriel en fabrique, ses conclusions créent un véritable choc salutaire.