Jacques Dognin

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Naissance
Décès
(à 83 ans)
Vannes (Morbihan)
Nom de naissance
Jacques Maurice Marie Dognin
Nationalité

Jacques Dognin, né à Paris (16e) le et mort le à Vannes, est un résistant et déporté français qui s'est illustré durant la Seconde Guerre mondiale.

Famille et enfance

Jacques est le treizième des quinze enfants d'Étienne Dognin (fils de Paul Dognin et directeur de la Maison Dognin) et de Marie Préveraud de Laubépierre de Vaumas. Après des études comme interne à Saint-Martin-de-France (Pontoise), il intègre l'École Sudria (Paris).

Seconde Guerre mondiale

Entrée dans la Résistance

En juillet 1941, Jacques Dognin a dix-neuf ans et rejoint la zone libre pour intégrer l'Armée d'Afrique, mais ses nombreuses connexions familiales en zone occupée lui valent d'y être renvoyé pour intégrer, sous le pseudonyme de Datry, un réseau de renseignement rattaché au Service national Maquis basé en Haute-Normandie[1].

À l'été 1943, plusieurs chantiers de construction d'une structure inhabituelle sont signalés en Haute-Normandie. Jacques Dognin, alors isolé de son groupe par des arrestations, intègre plusieurs réseaux locaux qui cherchent à identifier les sites de lancement des rampes de V1/V2 sur le littoral et à en communiquer la position aux renseignements britanniques. Il rejoint ainsi, à l'automne 1943, le réseau Navarre[2].

Arrestation et déportation

Jacques Dognin et le Père Leloir (Paris, )

Dénoncé, avec plusieurs de son réseau, il est arrêté le à Rouen[3]. Torturé par la Gestapo et condamné à mort par un tribunal militaire allemand le , il est interné à Fresnes. Il y partagera la cellule de Gilbert Gardiol et Michel Hollard[3]. En , après que sa peine a été commuée en déportation, il est transféré au camp de Royallieu (Compiègne) qu'il quitte le pour Buchenwald (Convoi n° 79)[4].

Durant sa détention, Jacques Dognin (78 971), très attaché à sa foi chrétienne, s'engage dans la résistance spirituelle[note 1] organisée à Buchenwald autour des quelques prêtres (dont le Père Leloir), séminaristes et religieux qui ont pu dissimuler leur vocation — tout acte de spiritualité étant puni de mort. Il se voit ainsi confier la responsabilité du petit camp[6] et de l'aide aux malades[5] avec pour mission de « rayonner par son exemple et de distribuer l'Eucharistie » (grâce à une custode dissimulée dans sa ceinture).

Face au surpeuplement du camp, Jacques Dognin et nombre des hommes de son convoi ne quitteront le « mouroir du petit camp » – normalement réservé à la quarantaine des nouveaux arrivants — qu'à la libération de Buchenwald le [7].

Après la Libération

À l'issue de la guerre, Jacques Dognin est envoyé par l'armée française en convalescence en Suisse. À son retour, il se marie, fonde une famille et poursuit sa carrière professionnelle comme ingénieur, les séquelles de sa déportation ne lui permettant plus de reprendre une carrière militaire[8]. Il s'engage alors pour soutenir la mémoire et les familles des Français victimes des divers conflits.

Décorations, affiliations et postérité

Liens, bibliographie et références

Notes et références

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