Jacques Duez
pédagogue et vidéaste belge francophone
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Biographie
Instituteur de formation[2], pendant trente ans, Jacques Duez a donné des cours de morale laïque dans l’enseignement fondamental et en secondaires, dans la région du Centre (La Louvière).
Dans un premier temps, début des années '70, il enregistre sur magnétophone des discussions entre les élèves (peu nombreux, entre 2 et 5) des classes de morale des écoles communales entre lesquelles il se déplace en fonction de ses horaires de cours. Il fait écouter les bandes aux autres classes, relançant ainsi les échanges entre élèves dans l'apprentissage du respect de chacun[3].
En toute fin d'année scolaire, il emmenait parfois les élèves de l'ensemble des cours de morale et religion dans de petites balades d'initiation à la botanique, le temps de l'heure de cours, notamment autour du terril de Bray-Village[3].
Plus tard, ayant acquis du nouveau matériel[3], il filme les échanges qu’il a avec ses élèves sur les sujets les plus variés[4] : l’hypocrisie et l’amour, l’homme et son milieu, Dieu et la religion[5] et fait ensuite circuler ces images entre les différentes classes où il enseigne[6].
Jacques Duez a réalisé La Belgique dans tous ses états dans le cadre d'une collaboration entre la RTBF et le VAF (Vlaamse Audiovisueel Fonds). Jacques Duez y interroge des enfants des trois communautés linguistiques belges sur leurs représentations de la Belgique.
À la suite de sa mort, la réalisatrice Hadja Lahbib réalise en son hommage une émission de Quai des Belges sur Arte Belgique et La Deux[7],[8].
Vie privée
Jacques Duez a été le compagnon de la poétesse Madeleine Biefnot, égérie des surréalistes louvièrois. Elle l'emmène à Tourtrès (Lot-et-Garonne) au moulin à vent du poète Armel Guerne, qu'elle visitait déjà avec son ancien compagnon Franz Moreau[9].