Jacques Durrmeyer, né le à Montpellier et mort en déportation le à Neuengamme est un résistantfrançais. Directeur de l'usine à gaz de Flers (Orne), il intègre l'OCM de ce secteur puis prend en 1944 la direction de l'Armée secrète de l'Orne avant d'être arrêté puis déporté.
Jacques Achille Jean Émile Durrmeyer est né le à Montpellier (Hérault); il est le fils d'un officier d'infanterie, Robert Durrmeyer qui deviendra général[1], et le frère aîné de Michel Durrmeyer, futur compagnon de la Libération.
Après avoir obtenu en 1927 son diplôme d'ingénieur de l'école centrale de Paris, il est embauché comme ingénieur à l'usine à gaz de Metz. En 1936, il s'installe à Flers, dans l'Orne, où il a été nommé directeur de l'usine à gaz[1]. À la fin de la bataille de France, la Normandie est occupée par les Allemands à partir du .
Jacques Durrmeyer, qui supportait mal cette occupation, est arrêté une première fois le pour avoir craché au passage d'une Flérienne au bras d'un officier allemand ; il est condamné à 18 mois de prison[2]. Libéré, il devient membre de l'Organisation civile et militaire (OCM) de la Résistance intérieure française. Lieutenant de réserve du génie, il en dirige dans la clandestinité les opérations militaires.
Une première grande rafle a lieu à Flers le , qui a pour effet de démanteler partiellement la Résistance locale. En , Robert Bernier, qui dirigeait alors les groupes armés dépendant de Libération-Nord, l'autre mouvement de résistance implanté dans la région, vient rencontrer Jacques Durrmeyer. À l'issue de cette entrevue, les groupes Libération-Nord et de l'OCM du secteur de Flers fusionnent au sein de l'Armée secrète sous la direction de Durrmeyer[3]. Une nouvelle rafle a lieu le , au cours de laquelle Durrmeyer est arrêté[4]. Il est d'abord interné à Compiègne, tandis que son père le général Durrmeyer, qui se trouvait avec lui au moment de son arrestation[4], est interné en Autriche au camp de Füssen-Plansee[5]. Jacques Durrmeyer est déporté au camp de travail de Neuengamme dans le convoi parti de Compiègne le [6]. Il meurt le [6].
Hommage
Lors des élections municipales organisées les et après la Libération, Jacques Durrmeyer, alors porté disparu et dont la candidature avait été déposée par ses anciens compagnons, est élu conseiller municipal de Flers. Après la confirmation de son décès en déportation, le conseil municipal a décidé, dans sa séance du de donner son nom à une rue de la commune[2].