Jacques Duvigneau

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Élection23 octobre 1892
Réélection20 août 1893
CirconscriptionGironde
LégislatureVe et VIe (Troisième République)
Jacques Duvigneau
Illustration.
Panonceau du square des Frères-Duvigneau à Audenge.
Fonctions
Député français

(5 ans, 7 mois et 8 jours)
Élection 23 octobre 1892
Réélection 20 août 1893
Circonscription Gironde
Législature Ve et VIe (Troisième République)
Groupe politique Républicains progressistes
Prédécesseur Octave Cazauvieilh
Successeur René Cazauvieilh
Maire d'Audenge

(8 ans)
Prédécesseur Gaston Douillard
Successeur Armand Duvigneau

(1 an)
Prédécesseur Jacques Castelbon
Successeur Gaston Douillard

(4 ans)
Prédécesseur Gaston Douillard
Successeur Jacques Castelbon
Président du Conseil général de la Gironde

(7 ans et 11 mois)
Prédécesseur Reinhold Dezeimeris
Successeur Albert Thounens
Conseiller général de la Gironde

(21 ans)
Circonscription Canton d'Audenge
Prédécesseur Émile Douillard
Successeur Louis Théodore David
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Audenge
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès Audenge
Nationalité Française

Jacques Duvigneau dit « Chéri », né le à Audenge et mort le à Audenge, est un homme politique français du bassin d’Arcachon inscrit au groupe de l'Union républicaine.

Origines de la famille

Historique et surnom de la famille Duvigneau ayant pour origine un nom de lieu bien connu à Bordeaux. Au début du XIXe siècle, Caudéran provient du mot coy, en gascon, qui signifie « chauve »; Ce dernier est le surnom de Jean Duvigneau et de la famille. Les Duvigneau était Coy, donc connu pour être chauves et fut le surnom héréditaire d'une branche de la famille Duvigneau du domaine de Certes dont la descendance compte députés, conseillers généraux et maires d'Audenge et de Gujan (XVIIIe – XIXe siècles)[1].

La famille Duvigneau est une vieille famille paysanne (XVIe siècle) du « domaine de Certes » : sur l'un des premiers actes de la paroisse de Lanton / Audenge (Gironde) datant de 1694, l’on peut retrouver un Jean Duvign(e)au (paysan, dit Bicon, vacher du troupeau des vaches de l'église de Lanton) en tant que parrain de Jean Dejans devant témoin d'un certain Mathieu Lauric (archives départementales de la Gironde).

Activité politique

Maire d'Audenge (1871-1885), conseiller général du canton d'Audenge (1871-1892), puis président du conseil général de la Gironde (mandat : -), et enfin député de la Gironde (mandat du au )[2].

Les activités publiques étaient dans la tradition de la famille Duvigneau : son grand-père Jean Duvigneau, dit « Caudéran », Pierre aîné son fils, Jean Frix Numa Bezian (1800-1879), cousin germain par alliance de Pierre, Jean-Certain Mesple, gendre de Pierre, et enfin Armand Duvigneau (1885-1922) frère de Jacques dit « Chéri », furent tous maires d'Audenge. La famille possédait une grande affectivité, la sœur de Jacques se prénommait Jeanne-Aimée[3].

Jacques dit « Chéri » et son frère Armand, appelés « les frères Duvigneau », entreprennent notamment successivement à partir de 1870 et jusqu'en 1922, l'aménagement d'Audenge. Ils urbanisent le centre, créant les voies bordées de platanes. Ils font construire la mairie, les écoles, l'église, le port, la gare et le jardin public qui sera plus tard baptisé de leur patronyme.

Propriétaire dans ce même canton (fortune estimée à son décès : 168 000 francs or[4], Jacques Chéri était le fils d'un débitant de tabac à Audenge (bassin d'Arcachon). Opposant au Second Empire, il était partisan de la réforme administrative (impôt), de la décentralisation et des « solutions progressistes » liées aux questions à la fois politiques et économiques de la condition ouvrière.

Opposé à l'Empire, il se heurta sur le plan local à Gaston Douillar, dit de Mahaudière, propriétaire du grand domaine de Graveyron et maire d'Audenge[5].

En 1892, les républicains le désignèrent pour remplacer Octave Cazauvieilh comme député de la cinquième circonscription[5].

Jacques « Chéri » Duvigneau était membre de nombreuses sociétés de secours mutuel et de la société historique et archéologique de Bordeaux. Il était l'ami d'Ernest Valeton de Boissière, grand propriétaire philanthrope qui professait des idées socialistes d'inspiration fouriériste. Ce dernier eut sur lui une grande influence dans tous les domaines[5].

Toponyme

Notes et références

Voir aussi

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