Jacques Forestier
rhumatologue et joueur français de rugby à XV
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Jacques Forestier, né le à Aix-les-Bains (France) et mort le dans le 6e arrondissement de Paris (France), est un joueur international français de rugby à XV, ainsi que l'un des premiers rhumatologue et un interniste français.
Aix-les-Bains (France)
6e arrondissement de Paris (France)
| Naissance |
Aix-les-Bains (France) |
|---|---|
| Décès |
6e arrondissement de Paris (France) |
| Taille | 1,74 m (5′ 9″) |
| Poste | Pilier, troisième ligne aile |
| Période | Équipe | M (Pts)a |
|---|---|---|
| SCUF FC Aix-les-Bains |
| Période | Équipe | M (Pts)b |
|---|---|---|
| 1912 | 1 (0)[1] |
a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Biographie
Jeunesse et éducation
Jacques Forestier, né le dans une famille médicale, est l'aîné de cinq enfants[2]. Son père, Henri Forestier, est médecin dans la station thermale Aix-les-Bains. Jacques Forestier effectue ses études médicales à Paris. Après avoir été interne des Hôpitaux de Paris (promotion 1919) Forestier obtient un poste à l'Hôpital Cochin, et s'oriente vers la rhumatologie.
Il se distingue pour son courage lors de la Première Guerre mondiale en tant que médecin-major et reçoit la Croix de guerre 1914-1918.
Carrière
Guidé par le professeur Jean-Athanase Sicard (1872–1929), Jacques Forestier acquiert une réputation internationale en mettant au point et en décrivant les premières opacifications radiologiques par le Lipiodol[3],[4]. Ensuite, il participe, avec son père Henri à la fondation en 1928 de la Ligue internationale contre le rhumatisme et la Société française de rhumatologie (qui s'appelle à l'époque la Ligue française contre le rhumatisme)[5]. Considéré comme l'un des pionniers de la rhumatologie, Forestier fonde la première consultation de rhumatologie de l'Hôpital Cochin avec Florent Coste[6] et Jean Lacapère[7]. Il est reconnu pour avoir introduit la chrysothérapie pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. Il a aussi décrit deux maladies que sont la pseudopolyarthrite rhizomélique ou polymyalgia rheumatica des anglo-saxons et le canal lombaire étroit.
La maladie de Forestier porte son nom[3],[8]. Il l'a décrite pendant la rédaction d'un livre sur la spondylarthrite ankylosante dont il est l'un des spécialistes à l'époque. Grâce aux amitiés qu'il noue lors de son voyage aux États-Unis lors de la présentation du Lipiodol, il est l'un des premiers médecins français à introduire la cortisone dans le traitement des rhumatismes chroniques.
Jeux olympiques
En rugby à XV où il évolue au poste de pilier droit, il est médaillé d'argent aux Jeux olympiques de 1920[9]. En outre il dispute une rencontre du Tournoi des cinq nations 1912. En club, il est finaliste du Championnat de France de rugby à XV 1912-1913 avec le SCUF.
Un stade omnisports situé dans Aix-les-Bains, porte son nom : le stade Jacques-Forestier.
Vie personnelle
En 1922, il épouse Adrienne Chapuis. Ils ont sept enfants[5]. Il meurt le à Paris.
Palmarès
En club
- Finaliste du Championnat de France en 1913 avec le SCUF.
En équipe nationale
Médaille d'argent au tournoi de rugby à XV des Jeux olympiques de 1920 avec l'équipe de France.
Distinctions personnelles
- Croix de guerre 1914-1918 et citation à l'ordre du mérite[10]
- Commandeur de la légion d'Honneur[10]
- Docteur honoris causa de l'Université de Genève[10]