Jacques Hazard

From Wikipedia, the free encyclopedia

Jacques Hazard (Château-Thierry, - Mort pour la France[1] au-dessus de l'Océan Atlantique, le ) est un militaire français, Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du . Aviateur rallié à la France libre, il opère principalement dans l'Atlantique nord et dans le Golfe de Gascogne avant de disparaître prématurément en mer.

Avant-guerre

Jacques Hazard naît le à Château-Thierry dans l'Aisne d'un père comptable[2]. Grand admirateur d'un autre natif de l'Aisne, Jean Mermoz, il se passionne pour l'aviation et obtient dès l'âge de 16 ans un brevet de pilote civil[3].

Seconde guerre mondiale

Le lendemain de ses 19 ans, Jacques Hazard s'engage dans l'Armée de l'air. D'abord basé à Istres en tant qu'élève-pilote, il suit ensuite une formation complémentaire en Algérie sur la base de Tafraoui où il obtient son brevet militaire le [4]. C'est là que quelques mois plus tard il apprend la nouvelle de l'armistice. Refusant la défaite, il parvient dans la nuit du 1er au à s'envoler à bord d'un Caudron Simoun en compagnie de Yves Mahé[3]. Après avoir atterri à Gibraltar, il embarque pour l'Angleterre où il accoste le . Basé au camp d'Odiham, il n'est pas immédiatement employé et accepte un poste dans la marine afin de satisfaire son envie de combattre[3]. Avec le grade de maître, il devient pilote de l'hydravion du sous-marin Surcouf[2]. Cependant, l'appareil étant inutilisable, il n'a pas l'occasion de voler. Revenu dans les forces aériennes françaises libres en , il rejoint les rangs du no 10 Squadron de la Royal Australian Air Force et prend les commandes d'un hydravion Short S.25 Sunderland[4]. Promu adjudant en , Jacques Hazard mène un grand nombre d'opérations au-dessus de l'Atlantique et dans le golfe de Gascogne, allant de l'observation des mouvements ennemis à la récupération de naufragés alliés[3]. Il se distingue particulièrement le jour où son avion est gravement endommagé par des tirs ennemis, parvenant à le ramener à bon port avec plusieurs membres de son équipage blessés[2]. Il est promu sous-lieutenant en . Le , Jacques Hazard et son équipage partent pour une mission de recherche d'aviateurs tombés en mer au-dessus de l'Atlantique nord. L'appareil et ses occupants disparaissent et n'ont jamais été retrouvés[4]. Jacques Hazard totalisait 700 heures de vol et 59 missions de guerre[2].

Décorations

Hommages

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI