Jacques Ferrandin est d'origine valdôtaine sa famille modeste est implantée au hameau Surpian, dans la paroisse de Saint-Marcel.
Jacques Ferandin intègre l'Hospice du Grand-Saint-Bernard comme quêteur il devient ensuite prieurde Saint-Jacquême, c'est-à-dire prévôt. Il est promu évêque d'Aoste par le Pape Grégoire IX le et consacré le . Selon la présentation hagiographique de l'abbé Joseph-Marie Henry: «simple pieux, obscur, il dirigea son troupeau dans l'humilité, la bonté et la sainteté»[1]. Selon Bruno Galland, plus sobrement, «c'était un valdôtain... Mais il semble avoir toujours observé une position assez effacée qu'il conserva d'ailleurs au cours de son épiscopat» [2]
L'épiscopat de Jacques Ferrandin se caractérise en effet essentiellement par sa dévotion à Saint Grat qui avait dirigé le diocèse au Vesiècle et dont il développe le culte dans la Vallée d'Aoste. Il réussit en 1390 à récupérer la châsse contenant les reliques du saint qui avait été emportée par la comtesse Bonne de Bourbon, mère d'Amédée VII de Savoie[3] et il institue une fête pour la Translation de Saint-Grat le . Il dédie également à ce saint la nouvelle paroisse qu'il érige à Valgrisenche en 1392[4].