Jacques Leschassier
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Jacques Leschassier appartient à une famille de magistrats. Son père est Pierre-Philippe Leschassier, écuyer, conseiller-secrétaire du roi et sa mère Claude Miette, fille de Jean Miette, seigneur de Bois-Raoul, près Amiens[1]. Après des études de philosophie, de lettres et de droit Jacques Leschassier est avocat au Parlement de Paris[2]. Guy Du Faur, seigneur de Pibrac, chancelier du duc d’Anjou, futur Henri III, lui fait la proposition de l'accompagner en Pologne, ce qu'il accepte. À son retour le procureur général du roi le choisit comme substitut. Durant la guerre contre la Ligue il suit son roi, Henri IV, qui doit quitter Paris. Vers 1597 Leschassier propose, afin d'aider Henri IV, de mieux contrôler les fonctionnaires royaux[3]. En 1605 il intervient au profit de la république de Venise dans un différend qui l'oppose au pape Paul V. Son argumentaire, très apprécié, lui vaut une grande renommée[4] À cette occasion Jacques Leschassier devient un correspondant régulier Paolo Sarpi. En 1606 il publie un traité sur la discipline de l'Église et sur la police temporelle, De l'ancienne et canonique liberté de l'Eglise gallicane. Ce traité est vivement attaqué par Antoine Rose, évêque de Senlis[5].