Jacques Marilossian
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| Jacques Marilossian | |
Jacques Marilossian en 2020. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (5 ans) |
|
| Élection | 18 juin 2017 |
| Circonscription | 7e des Hauts-de-Seine |
| Législature | XVe (Cinquième République) |
| Groupe politique | LREM |
| Prédécesseur | Patrick Ollier |
| Successeur | Pierre Cazeneuve |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Le Puy-en-Velay (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS (avant 2016) LREM (depuis 2016) TdP (depuis 2022)[1] |
| Diplômé de | École centrale Paris IEP de Paris Université Panthéon-Sorbonne |
| Profession | Consultant |
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Jacques Marilossian, né le au Puy-en-Velay (Haute-Loire), est un homme politique français, ingénieur et consultant de profession.
Membre de La République en marche (LREM), il est député de la septième circonscription des Hauts-de-Seine de à .
Origines, études et carrière professionnelle
Jacques Marilossian est, par son père, petit-fils d’immigrés arméniens arrivés en France en 1919 à la suite du génocide arménien[2]. D'origine modeste, il est la première personne de sa famille à décrocher le baccalauréat[3].
Il habite les Hauts-de-Seine depuis 1983[2].
Il est ingénieur de l'École centrale Paris (1981)[4] puis diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Service public, 1982)[5]. Il est également titulaire d'une licence de sciences économiques obtenue à l'université de Paris I - Panthéon Sorbonne[3] (1980).
Après avoir travaillé au sein de grands groupes informatiques depuis 1983 (IBM, Sun Microsystems, CA Technologies puis Oracle) en France et à l'international[6],[3], Jacques Marilossian crée en 2017 son entreprise de conseil en stratégie des systèmes d'information[7][source insuffisante].
Carrière politique
Il est conseiller municipal d'opposition (PS) entre 2010 et 2014 à Saint-Cloud[3].
Lors des élections législatives de mai-juin 2017, Jacques Marilossian est investi par En Marche ! (LREM)[8] et obtient 48,48 % des suffrages exprimés dès le premier tour, dans la septième circonscription des Hauts-de-Seine[9]. Obtenant 57,81 % des suffrages exprimés au second tour, il bat Éric Berdoati (LR) et est élu député des Hauts-de-Seine le [10], où il succède à Patrick Ollier (LR). Il déclare alors : « Prendre cette circonscription à la droite [était un vrai défi]. Elle faisait partie de ces fiefs qu'on disait imprenables »[3].
Dans son enquête de sur les comptes de la campagne législative dans les Hauts-de-Seine, Le Parisien établit que Jacques Marilossian est le candidat du département ayant dépensé le moins d’argent (21 836 €). Le journal précise que l’élu n’a dépensé que 0,92 € par suffrage obtenu, ce qui constitue également le coût le plus faible[11].
Début 2019, alors que la préfecture des Hauts de Seine réquisitionne un gymnase de Saint-Cloud, malgré l'opposition de son maire Éric Berdoati, afin d'héberger des migrants sans-abris dans le cadre du Plan grand froid, Jacques Marilossian se rend sur les lieux afin de constater « comment se passe l'accueil et comment les aider », précisant que les migrants « n'ont qu'un seul désir, celui de pouvoir s'intégrer. Il n'y aucune raison d'affoler la population »[12]. Alors que le maire de Saint-Cloud s’était inquiété de l'état des sanitaires du gymnase et du réseau électrique, le parlementaire rappelle que c’est l’édile qui est responsable de l’entretien du lieu[13].
Avec son épouse, il a eu recours à une PMA ; ils sont les parents de jumeaux. Il défend son élargissement aux couples de femmes lors des débats sur le projet de loi bioéthique en 2019, racontant son expérience personnelle dans les médias à cette fin : « Ce n’est pas un gadget, ce n'est pas quelque chose qu’on peut aller prendre au supermarché pour ensuite l'appliquer »[14],[15].
Avant les élections municipales de 2020, alors que certains maires de droite des Hauts-de-Seine souhaitent un rapprochement avec LREM, Jacques Marilossian fait part de son opposition au bureau politique du parti, mettant en garde ses cadres contre « le chant des sirènes de ces maires-là » et leur rappelle que les militants locaux se sont « construits contre eux »[16]. Finalement, à Rueil-Malmaison, dans sa circonscription, LREM se rallie au maire sortant LR Patrick Ollier, ce que regrette Jacques Marilossian[17].
Aux municipales de 2026, il est inscrit 35e, position non éligible, sur la liste soutenue par Renaissance, avec Rafaël Maychmaz en tête de liste[18], membre comme lui de Démocrates et progressistes.
Travaux parlementaires et prises de position
En , lors du débat sur les ordonnances travail, Jacques Marilossian intervient et demande aux députés du groupe La France insoumise, qui s’opposent à cette réforme, s’ils connaissent la réalité du monde du travail. Il explique avoir pour sa part connu un licenciement, une période de chômage, avoir expérimenté le télétravail et la création d’entreprise[19].
En , lors de l’examen du projet de loi asile-immigration en hémicycle, Jacques Marilossian s’oppose frontalement aux amendements visant à supprimer ou à restreindre le droit du sol. Il souligne alors être descendant de « grands-parents apatrides » et invite les élus ayant des grands-parents d’origine étrangère, comme « au moins un tiers des Français », à se lever[20].
Commission de la défense nationale et des forces armées
Jacques Marilossian est membre de la commission de la défense nationale et des forces armées depuis le début de la législature. En , avec 16 autres députés, il écrit au Premier ministre pour lui demander d’avoir une « approche souveraine » sur les ventes des entreprises Photonis et Latécoère, considérées par les parlementaires comme des actifs stratégiques essentiels à l’autonomie stratégique de la France[21].
Depuis le , Jacques Marilossian est membre de la Réserve citoyenne de la Marine nationale. Son grade est celui de capitaine de frégate[22][source insuffisante].
Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la bioéthique
À l’été 2019, Jacques Marilossian est désigné membre de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la bioéthique[23].
Lors de l’examen du texte en première lecture, Jacques Marilossian a notamment répondu aux critiques de la droite, qui dénonçait « l’absence de père » dans l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, en rappelant qu’il avait été élevé par sa mère et sa grand-mère et que « cela n’a pas fait de [lui] un délinquant ». À ceux qui critiquaient des « bébés sur commande », l’élu des Hauts-de-Seine a précisé que « le succès d’une PMA n’est pas garanti » et qu’il ne s’agit pas de « créer des enfants d’un coup de baguette magique »[24]. Il a ainsi raconté qu’avec son épouse, leur parcours médical a duré « plusieurs années »[25].
Autres engagements
Depuis sa prise de fonction, Jacques Marilossian (de même que Matthieu Orphelin) publie en ligne ses frais de mandat[26].