Jacques Morizot
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activité |
| Directeur de thèse |
|---|
Jacques Morizot, né en 1949 à Chambéry, est un enseignant de philosophie français, spécialiste d’esthétique et de philosophie de l’art, professeur à l'Université d'Aix-Marseille.
Agrégé de philosophie en 1974, professeur à l’Université Paris VIII (1996-2007) puis à l’Université d'Aix-Marseille (depuis 2007), il est l’un des représentants de l’esthétique « analytique » en France. Grand lecteur de Nelson Goodman, il a traduit son œuvre majeure Langages de l’art (1990).
Dans La philosophie de l’art de Nelson Goodman (1996), il explique que, pour Goodman, « l'art devient laboratoire pour une vision élargie de la symbolicité et de l'humanité, guide d'une géographie de l'esprit que ses devanciers abordaient de préférence à partir de l’épistémologie ou de la psychologie »[1]. Il y défend l'idée que Langages de l'art « est une des tentatives les plus amples et les plus conséquentes d'appréhension des symboles comme enjeu épistémique et de cet enjeu comme réorientation féconde de la recherche esthétique »[2].
Ses travaux sur l’image, la représentation et la question de la « dépiction » font autorité en France. Par ses traductions, il a introduit en langue française plusieurs penseurs anglophones tels que Jenefer Robinson, Richard Wollheim, John Hyman et Dominic Lopes[3].
Les thèmes majeurs de ses recherches sont l’héritage et les limites du paradigme de la symbolisation en esthétique ; le tournant cognitif en esthétique ; l’importance accordée à la vulgarisation et à la diffusion des tendances esthétiques récentes[4].
