Jacques Pouchain
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Après des études d'architecture à Paris, et un séjour à l'académie de la Grande-Chaumière[2], il se sent une vocation de peintre abstrait, ce qui l'amène à quitter la capitale dès 1951 pour se consacrer à l'art dans le sud de la Drôme. Jusqu'en 1957, il est responsable de l'atelier de décoration-modélisme à la faïencerie Coursange au Poët-Laval[3],[4], où il apporte formes et couleurs, et où il acquiert l'art et le goût de la céramique, pour laquelle il crée en 1959 son « Atelier » à Dieulefit, petite ville voisine. Tout y est rassemblé : l’atelier proprement dit, le four, la salle d’exposition. Il y développe deux types de production : au-delà de la poterie utilitaire, il s'oriente rapidement vers la céramique d'art, qui lui vaudra sa renommée, sans cesser de produire en parallèle quelques toiles abstraites[5],[6].
Au début des années 1990, alors qu'il est premier adjoint chargé de la culture à la mairie de Dieulefit, il crée dans cette commune avec Serge Emiliani la Maison de la Terre, qui sera un espace d'expositions[5], et qui accueillera dès 1997 la Maison de la Céramique, centre de formation ayant reçu depuis l'agrément de la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP)[7],[8].
Son fils Dominique Pouchain, né en 1956, est aussi céramiste et sculpteur.
Expositions
Ses œuvres lui ont ouvert les portes de nombreux salons, mais aussi des musées et des galeries[9].
En 1997, l'association des Amis du prieuré de Manthes, à l'occasion d'un évènement artistique qui y est organisé, établit une liste d'expositions personnelles (11), ou de groupe (23), auxquelles il a participé, en France et à l'étranger, entre 1975 et 1996[10].
Pour une rétrospective posthume de son œuvre organisée en 2018 dans un centre d'art du Poët-Laval, un dossier de presse mentionne plusieurs expositions, salons, centres culturels, musées, où ses œuvres ont été présentées au cours de sa carrière, en France et à l'étranger[5].
La revue spécialisée Céramique magazine mentionne sa présence, avant 1981, dans deux « grandes expositions du XXe siècle » : en 1965, à l'exposition internationale de céramique contemporaine au musée Cantini de Marseille, et en 1968, à la première Biennale de Vallauris[11].
Œuvre
Son souhait déclaré était de réaliser des œuvres populaires et accessibles à tous[7].
Lorsqu'il travaille à l'atelier du Poët-Laval, il crée des objets utilitaires (vaisselle, coupelles, vide-poches...) qu'il décore de motifs naturels stylisés aux couleurs vives : oiseaux, fruits, soleil... Il apporte aux collections des formes, des couleurs, des décors nouveaux et un logo[5].
Dans son atelier de Dieulefit, il utilise de l'émail blanc associé à de l'oxyde de manganèse, que relève un décor gravé. Dans les années 1970, il développe le thème de la féminité et de la fertilité[6],[12]. D'autres œuvres décoratives prennent la forme d’un animal[13].
Il signe par ses initiales, ou par un cavalier stylisé souvent assorti des lettres « P L » pour Poët-Laval, ou par la mention « L'atelier Dieulefit ».
Quant à sa peinture, abstraite, en larges aplats, aux couleurs pures, elle est qualifiée par la critique de « dépouillée, austère », voire « dure »[13].