Jacques Richard (réalisateur)

réalisateur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jacques Richard est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma français, né le à Angers[1]

Faits en bref Films notables, Site internet ...
Jacques Richard
Description de cette image, également commentée ci-après
Jacques Richard sur le tournage de
L'Orpheline avec en plus un bras en moins
Films notables Ave Maria
Le Fantôme d'Henri Langlois
L'Orpheline avec en plus un bras en moins
Site internet www.lesfilmsjacquesrichard.com
Fermer

Biographie

Jacques Richard commence sa carrière en 1973 à dix-neuf ans, comme assistant d'Henri Langlois à la Cinémathèque française, où il est en contact avec tous les chefs-d'œuvre du septième art. Il est stagiaire de Benoît Jacquot sur L'Assassin musicien ; de Philippe Garrel sur Les Hautes Solitudes, Le Berceau de cristal et Voyage au jardin des morts ; et de Jean Eustache, pour le montage de Mes petites amoureuses.[réf. nécessaire]

Jacques Richard réalise un premier long-métrage en 1975 : Né-[2], avec Fabrice Luchini, alors jeune comédien, Michael Lonsdale et la chanteuse Catherine Ribeiro. Ce film est projeté dans de nombreux festivals, comme à Toulon, Digne et Thonon-les-Bains[3]. Il est présenté en avant-première à la Cinémathèque par Henri Langlois lui-même, puis sort à Paris au cinéma l'Olympic. Frédéric Mitterrand[4] écrit dans le magazine 20 Ans : « Jacques Richard ressemble à ces lycéens de Terminale, dont on ne sait pas s'ils vont rafler tous les prix, ou mettre le feu au lycée ! »[5].

Deux ans plus tard, la productrice de Diva, Irène Silberman, le remarque et produit ses deux films suivants : Ave Maria, dont l'affiche représentant Isabelle Pasco crucifiée les seins nus fit scandale[A], avec l'actrice Anna Karina, puis Cent francs l’amour avec Richard Bohringer et Pierre-Loup Rajot.[réf. nécessaire]

En 1988, il est le cofondateur de l'Association Henri Langlois et fait exécuter la tombe de ce dernier au cimetière du Montparnasse, monument tout en verre composé de 250 photos de l'histoire du cinéma. Il garde un témoignage de cet événement dans un film court intitulé Langlois monumental, où figurent Samuel Fuller, Marcel Carné et Michael Lonsdale.[réf. nécessaire]

En 1995, il réalise le film Porté disparu pour la télévision. Pour les rôles principaux, Georges Claisse joue un homme considéré comme mort revenu à sa femme et ses enfants après vingt ans, et Claude Jade dans le rôle principal de la femme, nouvellement mariée (à Jean Barney). Le film a plusieurs fins et le public vote celle qu'il préfère.[réf. nécessaire]

Il écrit en 1996 avec Roland Topor le scénario de La Jeune Personne, qui se concrétise en 2009 sous le titre L'Orpheline avec en plus un bras en moins[6] avec Melvil Poupaud et Noemie Merlant, dont c'est la première apparition à l’écran. À la mort de Topor, Jacques Richard réalise deux courts-métrages d'après deux de ses nouvelles : Le Bon Coin avec Luis Rego ; La Dame pipi avec Jackie Berroyer, Catherine Ringer et Brigitte Lahaie.

Depuis 1975, Jacques Richard réalise 85 films tous formats et genres confondus, pour le cinéma ou la télévision, dont de nombreux courts-métrages et documentaires. Le plus remarqué est Le Fantôme d'Henri Langlois, portrait de trois heures trente du fondateur de la Cinémathèque française et créateur du Musée du cinéma, film présenté en sélection officielle à Cannes en 2004, puis distribué largement aux États-Unis, en salles et en DVD. Martin Scorsese dans une correspondance adressée à Jacques Richard, salue ce travail de mémoire fondamental[5].

Le père Jésuite Jean Diard[7], fondateur de la résidence d'artistes Confluences, ami de Jean Renoir et de Roberto Rossellini, dit de Jacques Richard lors d'une projection du film Rebelote, dans son Centre Culturel du 20e arrondissement de Paris : « Ce qui est original chez lui, c’est qu’il représente le classicisme dans la modernité »[5].

En 2014, il prépare un long-metrage « Rey, Florence Rey » sur la criminelle Florence Rey, alors sa compagne[8], projet qui n'aboutit pas.

En 2015, il publie un livre d'entretiens Le Cinéma libertaire et libertin aux éditions Écarlate, où il dialogue avec Jean-Pierre Mocky, Joël Séria, Catherine Robbe-Grillet, Paul Vecchiali et Patrick Grandperret, entre autres, sur un cinéma exigeant et hors normes.[réf. nécessaire]

Jacques Richard est également peintre depuis 2016 ; il expose quatre fois : à la Libraire du Panthéon en novembre-, à la Galerie Nérisson-Cravéro à partir du , au Cinéma Apollo à Pontault-Combault du au , et à la Galerie SoLo à Saint-Leu-la-Forêt (95) en , puis expose 42 toiles au Château de Javarzay (Deux-Sèvres) en juin 2022.[réf. nécessaire]

Il publie en 2020 un premier roman Ce désir que l'on craint à Chaillot Editions, sous le pseudonyme de Gwenaëlle de Maison-Neuve, puis en 2023 sous son nom, Les Valeurs implicites, aux éditions L’Harmattan ainsi que Les Passions adjacentes, en avril 2023.[réf. nécessaire].

En sort aux Éditions Maïa « La cantate des incertitudes », puis en décembre de la même année « Sade à la folie » à 5 Sens Éditions[9].


Parallèlement il continue à peindre et expose 25 toiles du au à la Galerie 16 à Chef-Boutonne[10].

Filmographie

Réalisateur

Longs métrages

Courts métrages

Documentaires

Films à venir

  • 2024 : Un Amour de Sade

Télévision

Acteur

Distinctions

Jury de festival

  • Membre du jury courts-métrages, 2e Festival International du Film Fantastique d'Audincourt, Bloody week-end, en 2011.
  • Membre du Jury du Festival du film du Nouveau Rire de Trouville en 1991

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI