Jacques Rychner
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| Directeur Bibliothèque de Neuchâtel | |
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Société suisse de bibliophilie |
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Prix Fritz Kunz |
Jacques Rychner, né le à Neuchâtel et mort le à Neuchâtel, est un directeur de bibliothèque, historien du livre et philologue.
Jacques Rychner est le fils de Jean Rychner, philologue et médiéviste, et de Valentine Lombard, fille d'Alfred Lombard[1]. Par sa mère, il est l'arrière-petit-fils de Philippe Godet[2].
Jacques Rychner étudie la philologie classique aux Universités de Neuchâtel et Munich. Après avoir obtenu sa licence ès lettres en 1965, il est nommé lecteur de français à l’Université de Munich. Il s’inscrit ensuite à l’École nationale de bibliothécaires de Paris (aujourd’hui ENSSIB, à Lyon). En parallèle, Jacques Rychner suit le Séminaire d’histoire et de civilisation du livre du professeur Henri-Jean Martin à l’École pratique des Hautes Études (IVe Section). Après obtention d'un diplôme supérieur de bibliothécaire, il travaille en qualité d’assistant au Département des Livres anciens de la Bibliothèque nationale de France[3].
Jacques Rychner est nommé directeur de la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel(BPUN) en 1977 et occupe cette place dix-sept années durant[4]. Dans le cadre de cette fonction, il est à l'origine de la création, en 1983, de la Fondation de la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel[5], de l'ouverture de la section de lecture publique[6] et de l'intégration de la bibliothèque au sein du Réseau des bibliothèques romandes (RERO). C'est aussi sous sa direction qu'est inauguré l'espace d'exposition du fonds d'archives Jean-Jacques Rousseau[7].
Jacques Rychner étudie toute sa vie durant les très riches archives de Société typographique de Neuchâtel acquises en 1932 par un précédent directeur de la BPUN, André Bovet[8]. Il y puise la matière de plusieurs publications "sur le fonctionnement de l’imprimerie ancienne, sur les conditions de travail et la vie quotidienne des ouvriers du livre au 18e siècle"[9]. En 1974, il reçoit de la Société d'histoire et d'archéologie de Neuchâtel le prix Fritz Kunz[10].