Jacques de Crussol (duc d'Uzès)
explorateur français
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Jacques Marie Géraud de Crussol, duc d'Uzès (Paris, - Protectorat portugais du Kabinda, ) est un explorateur français.
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Biographie
Orphelin de père à l'âge de 10 ans et étant l'aîné de sa fratrie Jacques de Crussol relève le titre et devient le 13e duc d'Uzès en 1878. Lui et ses frères et soeurs reçoivent l'éducation d'un garçon de son rang sous la supervision de leur mère née Anne de Rochechouart de Mortemart.
Le , Jacques de Crussol est présent au bal organisé au 25 boulevard des Invalides, déguisé en seigneur moscovite ; il est à cette époque l'amant de la demi-mondaine, Émilienne d'Alençon, qu'il souhaite épouser[1].
Sa mère, la duchesse douairière née Anne de Rochechouart de Mortemart, décide peu après de lui organiser une expédition en Afrique pour lui apprendre à sortir d'une vie oisive, respecter son rang et accomplir de grandes choses (et renoncer à ce mariage qui choque les conventions de leur monde). Le but est d'atteindre l'Abyssinie et de délivrer Khartoum aux mains des Madhistes depuis 1884.
La duchesse adjoint à son fils le lieutenant Émile Julien, le journaliste de L'Illustration Charles Pottier, d'un chef de convoi nommé Rogier et le médecin Jean Hess. Trente tirailleurs algériens accompagnent la troupe.
Les hommes partent de Marseille le [2] et atteignent Brazzaville le . Le duc d'Uzès connaît alors de nombreuses sources d'indisciplines parmi ses hommes. À Brazzaville, Albert Dolisie le convainc de poursuivre sa mission vers l'Oubangui pour renforcer les forces déjà présentes sur le lieu. De pacifique que devait être la mission, elle devint alors militaire. Dépassé par les événements, le duc laisse alors son commandement à Julien.
Arrivé le au poste des Abiras, les hommes complètent alors les forces de Victor Liotard. Une expédition de représailles est organisée début février pour combattre les « Boubous » dans la vallée de la Kotto, mais, dès la fin du mois, le duc et le lieutenant Julien, atteints par les fièvres, sont évacués sur Brazzaville.
Le jeune duc meurt de dysenterie le à Cabinda alors qu'il se préparait à regagner la France. Son frère cadet relève le titre. Il est l'ancêtre de l'actuel duc.
Publication
- Les boubous du Congo, préface de Charles Simond, Paris, Plon, 1898 — lire sur Gallica.