Pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, il est présent à la victoire de Béveziers le , au sein de l'armée navale commandée par le comte de Tourville et le marquis de Châteaurenault. Au début de 1692, le vice-amiral de la flotte du Ponant, Victor Marie d'Estrées est envoyé en Méditerranée avec huit vaisseaux de ligne. Les galères du bailli de Noailles accompagnent cette flotte chargée de seconder les opérations du maréchal de Catinat dans les États italiens du duc de Savoie. Ils l'aident à prendre la ville et le château de Nice et tout le comté de Nice. Le , il arrive en rade d'Oneille, bombarde la ville pendant la nuit et le jour suivant. Il ordonne d'y effectuer une descente et d'y mettre le feu, mais les troupes piemontaises repoussérent l'attempt avec bien de pertes françaises[3]. Peu après d'Estrées, avec quatre vaisseaux, cinq frégates, deux brûlots et trois galiotes à bombe, et le bailli de Noailles, avec vingt-six galères se rendent devant Barcelone pour bombarder cette cité. Ils y envoient huit cents bombes qui brûlent en grande partie l'arsenal, le palais du vice-roi, la cathédrale et une centaine de maisons[4].
Le , il est présent lors du désastre de La Hougue au cours duquel une grande partie de la flotte française est brûlée. Au mois de , le vice-amiral d'Estrées et le bailli de Noailles partent de Toulon et de Marseille avec vingt-deux vaisseaux et trente galères pour assiéger par mer la place de Rosas en Catalogne, tandis que le maréchal de Noailles, son frère, l'assiégeaient par la terre[5]. Enfin, il est au siège de Barcelone en 1697. Il s'y distingue et relève la tranchée devant la ville le de la même année[6].
«Le bailli de Noailles, frère du duc et du cardinal de Noailles, succéda au bailli d'Hautefeuille[8] à l'ambassade de la religion en France. Il étoit lieutenant général des galères de France qu'il vendit au marquis de Roye[9], capitaine de vaisseau, lors à la mer qui avoit épousé la fille unique de du Casse[10]. Pontchartrain, mari de sa sœur, en fit le marché et en eut l'agrément pour lui en son absence, ce qui le fit tout d'un coup lieutenant général des armées navales[11]»
↑ Louis de La Roque, Catalogue de chevaliers de Malte appelés successivement chevaliers de l'ordre militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, 1099-1890, 1891, col. 176
↑ Philippe-Emmanuel de Coulanges, Mémoires de M. de Coulanges: suivis de lettres inédites de Mmede Sévigné, J.-J. Blaise, 1820, 624 p., [lire en ligne], p.83 et suiv.
↑ Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle de Louis XIV et la Régence: 1691-1723, tome 4, Hachette, Paris, 1856, [lire en ligne], p. 139
Voir aussi
Sources et bibliographie
Anselme de Sainte-Marie, Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne, libr. associés, Paris, 1726, [lire en ligne], p.791