Jaime Bonilla Valdez est le fils d'un médecin militaire et d'une maîtresse de maison. Il commencé à travailler jeune en vendant au porte-à-porte des plantes et des programmes de l'hippodrome de la ville. Comme de nombreux habitants de Basse-Californie, État frontalier des États-Unis d'Amérique, il obtient plus tard la nationalité américaine[1].
En parallèle de ces activités industrielles, il est président-directeur général du club de base-ball professionnel Potros de Tijuana(es) entre 1982 et 1985, puis propriétaire du club de 1987 à 1988, année de la victoire de l'équipe en championnat de Ligue mexicaine du Pacifique.
De 1984 à 1998, il est président-directeur général du Diario Baja California, faisant une première incursion dans le secteur des médias. Il fonde ensuite Pacific Spanish Network, qui devient plus tard Primer Sistema de Noticias(es) (PSN)[3], un consortium comprenant cinq stations radiophoniques, une chaîne de télévision et un média web.
Parcours politique
En 2000, Jaime Bonilla, ayant alors la double nationalité mexicaine et américaine, est élu au poste de directeur de la Compagnie des eaux d'Otay (OtayWater District(en), à Chula Vista, Californie), charge qu'il a occupé de 2001 à 2012, après avoir été réélu en 2004 et en 2008[4]. Alors aux États-Unis, il est un donateur du Parti républicain et fait partie du comité des finances californien pour la campagne présidentielle de John McCain de 2008[5].
Bonilla devient ensuite le directeur du Mouvement de régénération nationale en Basse-Californie, parti récemment créé par AMLO[9]. Des membres et dirigeants du parti analysent que López Obrador aurait vu une «mine d'or» dans les médias de Bonilla afin de gagner en visibilité dans cet État[9].
En , il est élu au Sénat pour la Basse-Californie sous les couleurs de la coalition Ensemble nous ferons l'histoire (Mouvement de régénération nationale, Parti de la réunion sociale et Parti du travail)[10]. Pendant son court mandat, il est brièvement président de la commission de Affaires frontalières et migratoires. En , il quitte ainsi ses fonctions pour devenir coordinateur étatique du gouvernement fédéral en Basse-Californie, puis pour pouvoir se présenter à l'élection gouvernorale de ce même État[11].
Le , il est élu gouverneur de Basse-Californie avec 50,3% des suffrages exprimés[12]. Il prend ses fonctions le suivant[13]. En 2020, il présente une loi qui a pour but de prolonger son mandat de gouverneur de deux à cinq ans[14]. Le , la Cour suprême de justice de la Nation déclare cette loi inconstitutionnelle[14]. Le lendemain, le président AMLO, pourtant du même parti que Bonilla, dit qu'il est prêt à apporter son soutien à la Cour suprême sur plusieurs questions, dont celle de cette «loi Bonilla», si nécessaire[14].