Viviane Isambert-Jamati
sociologue et universitaire française
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Viviane Isambert-Jamati, née Jamati le dans le 14e arrondissement de Paris[1] et morte le à Meudon, est une sociologue de l'éducation et universitaire française. Elle est professeure de sciences de l'éducation à l'université Paris-Descartes de 1976 à 1990, spécialiste des questions liées au travail et à l'éducation.
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| Nom de naissance |
Viviane Hélène Adrienne Jamati |
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Yvonne Perin (d) |
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| Directeur de thèse |
Louis Girard () |
Biographie
Fille de Georges Jamati[2],[3], Viviane Isambert-Jamati fait des études de philosophie à la Sorbonne, où elle obtient un diplôme d’études supérieures. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle participe à des activités de résistance, comme agente de liaison au sein du réseau Périclès en 1943[4]. Elle est recrutée comme chercheur au CNRS en sociologie en 1947, affectée au Centre d’études sociologiques récemment créé, puis est promue maître de recherches[5]. Elle réalise ensuite une carrière en sciences de l’éducation à l’université Paris-5 où elle est nommée maître de conférences en 1970[6]. Elle soutient en 1969 une thèse d'État en sociologie intitulée Les Objectifs de l'enseignement secondaire français depuis cent ans, sous la direction de Louis Girard à l'université Paris-IV[7], puis elle est nommée en 1976 professeure[4]. Elle prend sa retraite académique en 1990[8].
Elle est la petite-nièce d'Edmond Goblot et publie la correspondance familiale des Dubois-Goblot[9]. Elle épouse le sociologue François-André Isambert (1924-2017)[10].
Elle meurt à Meudon le [11].
Le , le Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS) organise à Paris une journée lui rendant hommage ayant pour sujet "Viviane Isambert-Jamati (1924-2019). Une femme, une carrière, des savoirs en discussion". Interviennent notamment les historiens Antoine Prost et Georges Vigarello, les sociologues Jean-Michel Chapoulie, Olivier Martin, François de Singly et Régine Sirota et le psychologue Jean-Yves Rochex[12].
Activités de recherche et éditoriales
La part la plus importante de son travail est consacrée à la sociologie de l'éducation. En 1955, elle est l'une des premières sociologues avec Madeleine Guilbert à étudier le travail féminin, en l’occurrence celui d'ouvrières à domicile. Elle publie sa thèse sous l'intitulé Crises de la société, crises de l'enseignement en 1970[13] et Les Savoirs scolaires. Enjeux sociaux des contenus d’enseignement et de leurs réformes en 1990[14].
Publications
- L'Industrie horlogère dans la région de Besançon, Puf, coll. « Bibliothèque de sociologie contemporaine », Paris, 1955
- Crises de la société, crises de l'enseignement : sociologie de l'enseignement secondaire français, Puf, coll. « Bibliothèque de sociologie contemporaine », Paris, 1970
- La Réforme de l'enseignement du français à l'école élémentaire, Éditions du CNRS, coll. « Actions thématiques programmées : sciences humaines », Paris, 1977
- Culture technique et critique sociale à l'école élémentaire, Puf, coll. « Pédagogie d'aujourd'hui », Paris, 1984
- Les Savoirs scolaires. Enjeux sociaux des contenus d'enseignement et de leurs réformes, L'Harmattan, Paris, 1990
- Solidarité fraternelle et réussite sociale : la correspondance familiale des Dubois-Goblot : 1841-1882, L'Harmattan, coll. « Logiques sociales », Paris, 1995
Distinctions
- 1945 : médaille de la Résistance[4]