James David Bourchier

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Décès
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Nationalité
James David Bourchier
James David Bourchier vers 1910
Biographie
Naissance
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Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
Tombe de James David Bourchier au monastère de Rila.

James David Bourchier (1850-1920) ([baʊt͡ʃəɹ] – son nom de famille est souvent orthographié par erreur Boucher ou Baucher) est un journaliste et intellectuel irlandais. Il travailla pour le quotidien The Times dont il fut le correspondant dans les Balkans. Il vécut à Sofia de 1892 à 1915. Bourchier joua le rôle d'intermédiaire entre les États balkaniques au moment des traités de paix qui conclurent les guerres balkaniques de 1912-1913.

Bourchier naquit en 1850 à Bruff dans le comté de Limerick, au sein d'une famille mêlant des origines anglo-normandes (par son père) et huguenotes (par sa mère)[1]. Après la mort de son père, sa mère retourna dans sa demeure familiale de Castlecomer, dans le Comté de Kilkenny, où Bourchier considérait à la fin de sa vie que se trouvaient ses véritables racines familiales. Bourchier fut formé à l'École Royale de Portora à Enniskillen, ainsi qu'au Trinity College de Dublin et à l'université de Cambridge. Il reçut une formation humaniste et musicale. Il se destinait au barreau, mais ses projets professionnels furent contrecarrés par une surdité croissante ainsi que par le manque de moyens financiers.

Professeur à Eton et débuts de la carrière journalistique

C'est pourquoi il devint professeur d'anglais au Collège d'Eton, où il enseigna 10 ans malgré sa surdité croissante. C'est à cette époque qu'il commença à se faire connaître du grand public, notamment par un article sur la politique britannique d'expulsions en Irlande, publié dans le journal The Globe. Il considéra dès le début son activité journalistique comme une porte de sortie lui permettant d'échapper au quotidien ennuyeux et guindé d'Eton[2]. Ses premiers travaux attirèrent l'attention du Times, dont la direction lui proposa finalement le poste de correspondant dans les Balkans.

Correspondant du Times dans les Balkans

En 1888, âgé de 38 ans, James Bourchier se vit charger par le Times la tâche de rendre compte des événements dans les Balkans : ses fonctions de correspondant commencèrent en Roumanie, où une révolte paysanne faisait rage, puis il se rendit en Principauté de Bulgarie, où des troubles sévissaient à la suite du coup d'État pro-russe de 1886 qui avait renversé Alexandre Ier, le remplaçant l'année suivante par Ferdinand de Saxe-Cobourg. Bourchier réalisa un reportage sur la première tournée du souverain dans la principauté. Pendant ses trois premières années dans les Balkans, Bourchier travailla en journaliste autonome, proposant ses articles au Times, mais aussi au Fortnightly Review (qui publia une série d'articles de lui consacrés à la Bulgarie) et à d'autres revues et journaux britanniques. Il devint rapidement expert en politique balkanique. Il voyagea beaucoup dans la région, nouant de premiers contacts avec les insurgés crétois luttant contre le pouvoir ottoman pour l'indépendance de l'île, cause qu'il épousa largement. Il s'intéressa également à de nombreuses autres insurrections et conflits armés en Bulgarie, Grèce continentale, Albanie, Macédoine et Roumanie. Il contribua d'autre part par ses articles au regain d'intérêt pour la Grèce antique. Il envoya également à Londres des reportages sur les premiers jeux olympiques de l'ère moderne, organisés par le baron Pierre de Coubertin à Athènes en 1896.

Dans le contexte instables des Balkans au début du XXe siècle, James Bourchier devint un des journalistes européens les plus influents. Ses articles étaient lus par les ministres et hommes politiques. Il correspondait régulièrement avec le Balkan Committee de la Chambre des communes, qui appréciait sa connaissance du terrain. Il collabora également à l'Encyclopædia Britannica, dont il rédigea les articles Grèce, Roumanie et Bulgarie pour plusieurs éditions. Il devint correspondant permanent du Times en 1892[3].

L'avocat de la cause bulgare

Utilisation du nom de James David Bourchier

Notes et références

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